L’ensemble de cette rubique est disponible en pdf « Race, évolution et comportement » en français.

Introduction
1. La race va bien au-delà de la couleur de peau
2. Maturation, criminalité, et soins parentaux
3. Sexe, hormones, et sida
4. Intelligence et volume cérébral
5. Gènes, environnement, ou les deux ?
6. La théorie de l’histoire de vie
7. Out of Africa
8. Questions et réponses


Introduction

Il n’existe aujourd’hui aucun tabou plus sévère que l’interdiction de parler de la race. Dans de nombreux cas, le seul fait d’être accusé de racisme peut conduire au licenciement. Pourtant, les professeurs savent bien, en Amérique, que les races diffèrent en termes de réussite scolaire ; les policiers connaissent les différences de criminalité ; les travailleurs sociaux savent que les races ne sont pas les mêmes en termes de dépendance à l’égard des aides sociales ou d’infection par le sida. Les supporters sportifs savent que les Noirs excellent en boxe, en basket-ball et en course à pied. Ils se demandent tous pourquoi. Certains mettent les différences sur le compte de la pauvreté, du racisme blanc, et de l’héritage de l’esclavage. Beaucoup doutent que le racisme blanc explique vraiment tout, mais peu osent le dire. Quand il s’agit de race, osez-vous vraiment dire ce que vous pensez ? Les différences entre groupes raciaux vont bien plus loin que beaucoup de gens ne l’imaginent. Pourtant, des groupes influents dans le monde universitaire et dans les médias interdisent purement et simplement au public de participer à une discussion ouverte. Beaucoup craignent que le seul fait d’évoquer des différences entre les races aboutisse à créer des stéréotypes et à limiter les chances. Pourtant, examiner les races ne signifie pas ignorer les individus. Cela pourrait même nous aider à mieux prendre conscience des besoins spécifiques de chacun.
Cet article présente les preuves scientifiques du fait que la race est une réalité biologique qui a une signification à la fois scientifique et dans la vie quotidienne. D’autres livres récents sur ce sujet sont : The Bell Curve (« La courbe en cloche », le best-seller de 1994, par Richard Herrnstein et Charles Murray), Why Race Matters (« Pourquoi la race est importante », un livre de 1997 dû au philosophe Michael Levin), The g Factor (« Le facteur g », un livre de 1998 par le psychologue Arthur Jensen), et TABOO : Why Black Athletes Dominate Sports and Why We Are Afraid to Talk About It (« Un tabou : pourquoi les athlètes noirs dominent le sport et pourquoi nous avons peur d’en parler », un ouvrage récent de Jon Entine, journaliste primé).
Pour de plus amples détails sur l’un des sujets de cette édition spéciale abrégée, le lecteur est invité à lire les chapitres correspondants dans l’une des éditions intégrales, qui contiennent plus de 1000 références à la littérature universitaire, un glossaire, des index complets par noms et par sujets, et 65 tableaux et figures. Il pourra également consulter le site www.charlesdarwinresearch.org qui a publié ce petit livre.

Mai 2000, J. Philippe Rushton.
Department of Psychology
University of Western Ontario,
London, Ontario, Canada N6A 5C2.

1. La race va bien au-delà de la couleur de la peau

La race est-elle une réalité ? Les races diffèrent-elles par leurs comportements et non pas seulement par leur physique ? Ces idées sont-elles seulement le résultat du racisme blanc ? La science moderne révèle qu’il existe pour les différences raciales un modèle à trois voies concernant à la fois les caractéristiques physiques et le comportement. En moyenne, les Orientaux ont une maturation plus lente, ils sont moins fertiles, moins actifs sexuellement, moins agressifs, et ils ont un cerveau plus gros et un QI plus élevé. Les Noirs sont à l’opposé. Les Blancs se situent entre les deux, mais plus près des Orientaux que des Noirs.

Les Blancs ne savent pas sauter. Les Asiatiques non plus. Mais, à en croire le nouvel ouvrage de Jon Entine, Taboo : Why Black Athletes Dominate Sports and Why We Are Afraid to Talk About It (« Un tabou : pourquoi les athlètes noirs dominent le sport et pourquoi nous avons peur d’en parler ») les Noirs — et les Noires — savent faire, c’est une certitude. La raison que l’on donne en général pour expliquer les succès athlétiques des Noirs est qu’ils ont peu de chances de réussir ailleurs. Mais le nouvel ouvrage d’Entine montre que, dans le sport, les Noirs ont un avantage génétique. Les données physiques qu’Entine passe en revue sont bien connues. Par rapport aux Blancs, les Noirs ont des hanches plus étroites qui leur donnent une foulée plus efficace. Ils ont le tronc plus court, ce qui leur donne un centre de gravité plus bas et un meilleur équilibre. Ils ont les épaules plus larges, moins de tissu adipeux, et plus de muscle. Leurs muscles comportent davantage de fibres à contraction rapide développant de la puissance. Les taux de testostérone, l’hormone sexuelle masculine, sont de 3 à 19 % plus élevés chez les Noirs que chez les Blancs ou les est-Asiatiques. La testostérone entraîne une production d’énergie plus explosive.
Entine montre que ces caractéristiques physiques favorables donnent aux Noirs l’avantage dans des sports comme la boxe, le basket-ball, le football et le sprint. En revanche, certaines de ces différences raciales posent un problème aux nageurs noirs : un squelette plus lourd et une cavité thoracique plus petite limitent leurs performances.
Les différences raciales se manifestent très tôt dans la vie. Les bébés noirs naissent une semaine plus tôt que les blancs, et pourtant leur développement osseux montre que leur maturation est plus avancée. Vers cinq ou six ans, les enfants noirs excellent en sprint, en saut en longueur et en saut en hauteur, toutes disciplines qui demandent une brève explosion de puissance. À l’adolescence, les Noirs ont des réflexes plus rapides, comme dans le bien connu réflexe rotulien. Les est-Asiatiques courent encore moins bien que les Blancs. Les mêmes différences de largeur de hanches, de longueur de jambes, de masse musculaire et de niveau de testostérone qui donnent aux Noirs l’avantage sur les Blancs donnent aux Blancs l’avantage sur les est-Asiatiques. Mais admettre ces différences génétiques entre races dans le sport conduit au grand tabou de la différence entre races en ce qui concerne le volume cérébral et la criminalité. Et c’est pourquoi il est tabou de dire que les Noirs sont meilleurs dans beaucoup de sports. La raison pour laquelles les Blancs et les est-Asiatiques ont des hanches plus larges que les Noirs, et courent donc moins bien, tient au fait que leurs bébés ont un cerveau plus gros à la naissance. Pendant l’évolution, l’augmentation du périmètre crânien a imposé aux femmes un bassin plus large.
De plus, les hormones qui confèrent aux Noirs un avantage en sport les rendent agités à l’école et plus facilement enclins au crime.

La race dans l’Histoire

Avant même qu’il existe des tests d’intelligence, les philosophes, les hommes d’État, les commerçants et bien d’autres pensaient qu’il existait un lien entre race, intelligence, et accomplissements culturels. Aristote, Platon, Voltaire et David Hume étaient tous de cet avis. De même pour Broca, Darwin, Galton, et tous les fondateurs de la théorie de l’évolution et de la science anthropologique. Même Freud croyait à certaines différences entre races. Mais les choses ont commencé à changer dans les années 1920 avec Franz Boas et James B. Watson, qui pensaient que la culture pouvait pratiquement tout changer. Aujourd’hui, des auteurs comme Jared Diamond dans Guns, Germs and Steel (Les fusils, les microbes et l’acier) (1997) et S. J. Gould dans The Mismeasure of Man (1996) nous disent qu’il n’y a pas de lien entre race, intelligence et culture. Les différences que nous observons sont la faute à pas de chance ou au racisme blanc. Les premiers explorateurs de l’Afrique de l’est ont écrit avoir été choqués par la nudité, le paganisme, le cannibalisme et la pauvreté des indigènes. Pour l’un, les Noirs avaient la nature « d’animaux sauvages… la plupart sont nus… l’enfant ne sait pas qui est son père, et ils mangent d’autres hommes ». Pour un autre, ils avaient un sens naturel du rythme de sorte que si un Noir « devait tomber du ciel sur la Terre il battrait la mesure pendant sa chute ». Certains ont même écrit des livres et fait des peintures d’Africains dotés d’organes sexuels surdimensionnés.
Cela vous paraît familier ? Juste une traduction du racisme ? Peut-être, mais ces exemples ne viennent pas des colonialistes européens du 19ème siècle ou de la littérature de haine du KKK. Ils sont dus aux Arabes musulmans qui ont été les premiers à pénétrer en Afrique de l’est il y a plus de 1200 ans (dans les années 700), comme on peut le lire dans le livre écrit en 1990 par Bernard Lewis, Race and Slavery in the Middle East (Race et esclavage au Moyen-Orient).

Plusieurs centaines d’années plus tard, les explorateurs européens ont éprouvé les mêmes impressions. Ils ont écrit que les Africains paraissaient être dotés d’une intelligence très faible et ne disposer que d’un vocabulaire limité pour exprimer des pensées complexes. Ils étaient choqués par la quasi-nudité des indigènes, leurs habitudes sanitaires déplorables, leurs maisons très élémentaires, et leurs petits villages. Il n’y avait pas de roues pour faire tourner des tours de potiers, pour moudre le blé, ou pour le transport, pas d’animaux de la ferme, pas d’écriture, pas d’argent et pas de système de numération.

Les Blancs qui ont exploré la Chine étaient tout aussi racistes que ceux qui ont exploré l’Afrique, mais leurs descriptions étaient bien différentes de ce qu’eux-mêmes et les Arabes ont écrit sur les Africains. En 1275, parti de son Italie natale, Marco Polo est arrivé en Chine pour ouvrir le commerce avec l’empire mongol. Il a découvert que les Chinois disposaient de routes bien construites et qu’il y avait des ponts, des villes reliées par des canaux, des agents de recensement, des marchés, des poids et mesures standardisés, et de l’argent non seulement sous forme de pièces mais également de papier monnaie. Il existait même un système postal. Il s’est émerveillé de tout cela quand il a comparé les Chinois à ce qu’il avait vu en Europe et au Moyen-Orient. Bien qu’italien, fier de son peuple et conscient de la grandeur de la Rome antique, Marco Polo écrivit : « Il n’existe sûrement pas sur Terre de race plus intelligente que celle des Chinois ».
La recherche historique confirme les impressions de Marco Polo. Dès 360 av. JC, les Chinois utilisaient l’arbalète et ont changé la face de l’art de la guerre. Vers 200-100 av. JC, ils recouraient à des examens écrits pour recruter les fonctionnaires, deux mille ans avant la Grande-Bretagne. Les Chinois utilisaient l’imprimerie vers l’an 800, quelque 600 ans avant que la première Bible de Gutenberg apparaisse en Europe. Le papier monnaie était en usage en Chine en 1300, mais n’est pas apparu en Europe avant les 19ème et 20ème siècles. Vers 1050, les chimistes chinois avaient fabriqué la poudre, des grenades à main, des flèches incendiaires et des fusées d’huile et de gaz toxique. En 1100, des usines chinoises de 40 000 ouvriers fabriquaient des fusées. Les lance-flammes, les fusils et les canons étaient utilisés en Chine au 13ème siècle, environ 100 ans avant l’Europe.

Les Chinois ont utilisé la boussole dès le 1er siècle. On n’en trouve pas trace dans les archives européennes avant 1190. En 1422, soixante-dix ans avant que Colomb traverse l’Atlantique avec ses trois petits navires, les Chinois avaient atteint la côte orientale de l’Afrique. Ils étaient arrivés avec une grande flotte de 65 navires océaniques chargés de 27 000 soldats avec leurs chevaux et une année de réserve en céréales, viande et vin. Avec leurs armes à feu, leur navigation, leurs cartes précises et leurs boussoles, les Chinois auraient facilement pu contourner la pointe de l’Afrique et « découvrir » l’Europe !
Au cours des cinq derniers siècles, les nations européennes sont passées largement devant les Chinois en sciences et technologies. Depuis 1950, cependant, le Japon a battu l’Occident pour la production de nombreux produits de haute technologie. D’autres pays de la bordure Pacifique (Chine, Taiwan, Singapour, et Corée du sud) suivent désormais la voie du Japon. L’Afrique, au contraire, a reculé encore davantage. La situation médiocre des pays africains et de l’Amérique noire est devenue un sujet de préoccupation pour beaucoup de gens. L’optimisme du mouvement des années 1960 pour les droits civiques aux USA s’est en grande partie dissipé, et il en est de même des grands espoirs placés dans les nations africaines indépendantes. Des milliers de milliards de dollars d’aide étrangère ont été déversés sur l’Afrique. Pourtant, les économies africaines ont décliné depuis le départ des Européens.
Abandon et dégradations se voient partout en Afrique et dans une bonne part des Antilles. Les firmes internationales doivent souvent assurer leur propre fourniture d’énergie, leur propre approvisionnement en eau, et leur propre système téléphonique. À l’âge de l’ordinateur, du fax et de l’Internet, obtenir la tonalité est difficile dans beaucoup de villes africaines.

La race dans le monde d’aujourd’hui.

rushton africains asiatiques européens

Depuis vingt ans, j’étudie les différences raciales concernant le volume cérébral, l’intelligence, la sexualité, la personnalité, la vitesse de croissance, l’espérance de vie, le crime et la stabilité familiale.
Sur tous ces traits, les Orientaux se situent à une extrémité du spectre, les Noirs à l’autre extrémité, et les Blancs entre les deux.
La figure 1 donne la liste des différences entre les trois grandes races : les Extrêmes-Orientaux (Est-Asiatiques, ou mongoloïdes), les Blancs (Européens, ou caucasoïdes), et les Noirs (Africains, ou négroïdes). Pour simplifier les choses, j’utiliserai ces dénominations communes et non les termes scientifiques, et je ne parlerai pas des sous-groupes à l’intérieur des races.

En moyenne, les Orientaux ont une maturation plus lente, ils sont moins fertiles et moins sexuellement actifs, ils ont un plus gros cerveau et un QI plus élevé. Les Noirs sont à l’opposé dans chacun de ces domaines. Les Blancs se situent entre les deux, souvent proches des Orientaux. Les données montrent que cela est dû à la fois aux gènes et à l’environnement. J’ai proposé une théorie évolutionniste pour expliquer cette division en trois groupes.
Bien entendu, ces différences sont des moyennes. La gamme complète de tous les comportements, bons et mauvais, se retrouve dans chacune des races. Aucun groupe n’a le monopole de la vertu ou du vice, de la sagesse ou de la folie. Mais ce schéma est vrai dans le temps et à travers les nations, et il n’est donc pas possible de faire comme s’il n’existait pas.

Plan de l’ouvrage
Ce chapitre décrit brièvement le schéma à trois voies des différences raciales. Les chapitres suivants entrent davantage dans le détail.
Beaucoup des statistiques de la figure 1 proviennent des États-Unis, où les Asiatiques forment une « minorité modèle ». Ils ont moins de divorces, moins de naissances hors mariage, et infligent moins de mauvais traitements à leurs enfants que les Blancs. Les est-asiatiques sont plus nombreux à sortir diplômés des universités et moins nombreux à aller en prison.
À l’inverse, les Noirs représentent 12 % de la population américaine et 50 % de sa population pénitentiaire. Aux États-Unis, un homme noir sur trois est soit en prison, soit en liberté conditionnelle, soit en attente de procès. C’est beaucoup plus que le nombre de ceux qui sortent diplômés d’une université.
Le chapitre 2 montre comment ce schéma racial en matière de crime se retrouve dans le monde entier. Les annuaires d’Interpol montrent que la fréquence des crimes violents (meurtre, viol et agressions graves) est quatre fois plus faible dans les pays asiatiques et de la bordure Pacifique qu’en Afrique et aux Caraïbes. Les Blancs, aux États-Unis et dans les pays européens se situent entre les deux. La fréquence des crimes violents notés dans les statistiques Interpol de 1996 illustre clairement ce schéma : pays asiatiques, 35 crimes violents pour 100 000 habitants ; pays européens, 42 ; et pays africains, 149.
Le chapitre 2 montre également que les enfants orientaux ont une maturation plus lente que les enfants blancs, les plus rapides étant les enfants noirs. C’est vrai pour la vitesse de développement osseux et dentaire et pour l’âge auquel les enfants commencent à s’asseoir, à ramper, à marcher, et à s’habiller. Les enfants orientaux ne marchent pas avant environ 13 mois, les enfants blancs à 12 mois et les enfants noirs à 11 mois.
Le chapitre 3 s’intéresse aux différences raciales concernant l’activité sexuelle. Les Orientaux (est-asiatiques) sont les moins sexuellement actifs, qu’on mesure ce paramètre par l’âge du premier rapport, la fréquence des rapports, ou le nombre des partenaires sexuels. Les Noirs sont les plus actifs sur tous ces points. Encore une fois, les Blancs se situent entre les deux. Ces différences d’activité sexuelle entraînent des différences de la fréquence de maladies comme la syphilis, la gonorrhée, l’herpès ou la chlamydiase. Le taux d’infection par le virus du sida est élevé en Afrique, en Amérique noire et aux Antilles, et bas en Chine et au Japon. Encore une fois les pays européens se situent entre ces extrêmes.

La fréquence de l’ovulation diffère selon les races (chapitre 3). Les femmes ne produisent pas toutes un seul ovule par cycle. Lorsque deux ovules ou plus sont libérés simultanément, il y a davantage de chances de grossesse. Il y a aussi davantage de chances d’avoir des faux jumeaux (jumeaux dizygotes, issus de deux oeufs différents). Le nombre de ces naissances gémellaires est de 16 sur 1000 pour les Noirs, 8 sur 1000 pour les Blancs, et 4 ou moins pour les Orientaux. Les cas de triplés et autres naissances multiples sont les plus rares chez les Orientaux et les plus fréquents chez les Noirs, les Blancs occupant une position intermédiaire.
Le chapitre 4 est consacré aux rapports entre race et intelligence. Des centaines d’études portant sur des millions de personnes montrent qu’il existe un schéma à trois voies. Les tests de QI sont souvent étalonnés de manière à donner un résultat moyen de 100, avec une gamme de valeurs « normales » allant de 85 à 115. Les Blancs obtiennent une moyenne de 100 à 103. Les Orientaux d’Asie et des États-Unis ont tendance à obtenir un résultat plus élevé, autour de 106, bien que les tests de QI aient été conçus pour être utilisés dans le cadre de la culture euro-américaine. Les Noirs des États-Unis, des Antilles, de Grande-Bretagne, du Canada et d’Afrique ont des QI en moyenne inférieurs, autour de 85. Les QI moyens les plus bas, de 70 à 75, se rencontrent chez les Africains subsahariens.
Le chapitre 4 s’intéresse aussi au volume du cerveau. Les gros cerveaux ont davantage de neurones, et cela conduit à des QI plus élevés. La taille du cerveau n’est pas la même dans les différentes races. Le Collaborative Perinatal Project a suivi plus de 35 000 enfants de la naissance à l’âge de sept ans. Les Orientaux avaient un plus gros cerveau que les Blancs à la naissance, à quatre mois, à un an et à sept ans. Les Blancs avaient un plus gros cerveau que les Noirs à tous les âges (voir figure 2). Les données sur les adultes, dans la figure 2, proviennent d’un échantillon de 6325 membres du personnel militaire américain.
Le chapitre 5 se demande si les différences concernant le volume cérébral, le corps et le comportement sont dues aux gène, à l’environnement, ou à ces deux facteurs. Il pose aussi la question de savoir si les différences individuelles peuvent nous apprendre quelque chose sur les différences entre races.
Pourquoi des différences entre races ?
Pourquoi l’Histoire montre-t-elle que l’Afrique est en retard derrière l’Asie et l’Europe ?
Pourquoi les Blancs se situent-ils en moyenne entre les Orientaux et les Noirs dans de si nombreux domaines ? Pourquoi les groupes qui ont les plus gros cerveaux ont-ils moins de faux jumeaux ? Pour connaître la réponse, il faut regarder simultanément l’ensemble des traits (voir figure 1).
Les différents traits de la figure 1 forment un tableau global. Aucun facteur d’environnement connu ne les explique tous à la fois. Il existe en revanche une explication génétique. Ces traits constituent ce qu’on appelle une « histoire de vie ». Ils sont apparus en même temps pour répondre aux contraintes de la vie : survie, croissance et reproduction.
Le chapitre 6 traite de la « théorie de l’histoire de vie », basée sur les gènes, que j’ai proposée pour expliquer le schéma des différences raciales concernant le volume cérébral, l’intelligence et d’autres traits. Les biologistes de l’évolution désignent ce schéma sous le nom d’échelle r-K des stratégies de reproduction. À une extrémité de cette échelle se situent les stratégies r, qui reposent sur un taux de reproduction élevé. À l’autre extrémité se trouvent les stratégies K, qui se fondent sur un niveau élevé d’attention parentale. Cette échelle est généralement utilisée pour comparer les histoires de vie de différentes espèces d’animaux. Je m’en suis servi pour expliquer les différences certes plus faibles, mais réelles, entre les races humaines.

Sur cette échelle, les Orientaux sont plus du côté K que les Blancs, et ceux-ci sont plus du côté K que les Noirs. Les femmes très K produisent moins d’ovules (et ont un plus gros cerveau) que les femmes r. Les hommes très K investissent du temps et de l’énergie dans leurs enfants au lieu de rechercher l’excitation sexuelle. Ce sont des pères plus que des cavaleurs.
Le chapitre 7 montre que les différences entre les stratégies de reproduction des différentes races ont un sens en termes d’évolution humaine. Les humains modernes sont apparus en Afrique il y a environ 200 000 ans. Puis les Africains et les non-Africains se sont séparés il y a environ 100 000 ans. Les Orientaux et les Blancs ont divergé il y a environ 40 000 ans. Plus les hommes partis hors d’Afrique (Out of Africa) sont allés loin vers le nord, plus il devenait difficile de trouver de la nourriture, de s’abriter, de fabriquer des vêtements, et d’élever les enfants. Les groupes qui sont devenus les Blancs et les Orientaux d’aujourd’hui avaient donc besoin de cerveaux plus volumineux, d’une plus grande stabilité familiale, et d’une vie plus longue. Mais fabriquer un plus gros cerveau demande du temps et de l’énergie pendant la croissance de l’individu.

Ces changements se sont donc accompagnés d’une vitesse de croissance moindre, de niveaux d’hormones sexuelles plus faibles, de moins d’agressivité et de moins d’activité sexuelle.

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Pourquoi ? Parce que l’Afrique, l’Europe et l’Asie avaient des climats et des géographies très différents, qui exigeaient des talents, une utilisation des ressources et des modes de vie différents. Les Noirs ont évolué dans un climat tropical très différent du climat plus froid de l’Europe où ont évolué les Blancs, et la différence était encore plus grande avec le climat des régions arctiques très froides où ont évolué les Orientaux.
L’intelligence majorant les chances de survie au cours des rudes hivers, les groupes qui ont quitté l’Afrique ont dû évoluer vers une plus grande intelligence et une plus grande stabilité familiale.
Cela passait par un cerveau plus volumineux, une croissance plus lente, moins de puissance sexuelle, moins d’agressivité et moins d’impulsivité. Les capacités de prévision, le contrôle de soi, le respect des règles et la longévité, tous ces paramètres se sont accrus chez les non-Africains.
Je me rends compte que ces sujets sont matière à controverse, et que les lecteurs vont se poser beaucoup de questions. Le chapitre 8 donne la liste des questions qu’on me pose le plus au sujet de Race, évolution et comportement, avec mes réponses.

Conclusion
La race va bien au-delà de la seule couleur de peau. Le schéma des différences entre Orientaux, Blancs et Noirs se retrouve dans l’histoire, à travers les frontières géographiques, et dans les systèmes politico-économiques. Il prouve la réalité biologique de la race. Les théories fondées uniquement sur la culture sont incapables d’expliquer toutes les différences de la figure 1. Les trois chapitres qui viennent décrivent plus en détail les données scientifiques (résumées par la figure 1) sur les différences entre races. Les chapitres ultérieurs expliquent pourquoi ces différences suivent un tel schéma.

Lectures complémentaires
Entine, J. (2000). Taboo: Why Black Athletes Dominate Sports and Why We Are Afraid to Talk About It. New York: Public Affairs Press.
Lewis, B. (1990). Race and Slavery in the Middle East. New York: Oxford University Press.
Rushton, J. P. (1997). Cranial size and IQ in Asian Americans from birth to age seven. Intelligence, 25, 7-20

2. Maturation, criminalité, et rôle des parents

Les différences raciales commencent au sein même de l’utérus. Les Noirs naissent plus tôt et poussent plus vite que les Blancs et les Orientaux. Le schéma racial à trois voies se retrouve sur des données comme la maturité sexuelle, la stabilité familiale, la criminalité et la croissance de la population.
Les bébés noirs progressent plus vite que les bébés blancs, et les bébés orientaux plus lentement.
En position assise, les bébés africains savent plus souvent tenir leur tête et garder le dos droit dès le début. Il faut souvent aux enfants blancs six à huit semaines pour y parvenir (voir figure 3). Il est peu probable que des facteurs d’ordre social puissent expliquer ces différences. Une loi fondamentale de la biologie montre qu’une petite enfance plus longue s’accompagne d’une plus grande croissance du cerveau (voir chapitre 6).
Du fait de ces vitesses de croisssance différentes, les différentes races n’atteignent pas au même âge des dates clés comme la fin de la petite enfance, le début de la puberté, l’âge adulte et la veillesse.
Les races diffèrent également en ce qui concerne la fréquence des crimes, la manière dont les parents s’occupent des enfants, et même la croissance de la population.

Figure 3 :
Les bébés noirs ont un développement physique plus précoce que les autres

africains naissance

Figure gauche: Enfant âgé de 8 heures, capable de tenir sa tête (enfant blanc, six semaines)
Figure droite: Enfant de deux jours, tenant sa tête et regardant la personne qui l’examine (enfant blanc, huit semaines)
Source: Geber, M. (1958), Journal of Social Psychology, 47, 185-195.]

Maturation
Ce sont les enfants noirs qui passent le moins de temps dans l’utérus maternel. En Amérique, 51 % des enfants noirs naissent à 39 semaines, contre 33 % seulement des enfants blancs. En Europe, les bébés noirs, même ceux dont la mère exerce une activité professionnelle, naissent plus tôt que les blancs. Mais ils ne sont pas prématurés. Ils naissent plus tôt, mais ils sont biologiquement plus mûrs. La durée de la grossesse est fonction des gènes.

La croissance plus rapide des Noirs se poursuit pendant toute l’enfance. Les bébés noirs ont plus de force musculaire et parviennent mieux à attraper les objets. Leurs muscles du cou sont souvent si développés qu’ils sont capables de soulever la tête à peine âgés de neuf heures. En quelques jours, ils parviennent à se retourner.
Les enfants noirs s’assoient, rampent, marchent et s’habillent plus tôt que les Blancs ou les Orientaux. Ces résultats sont mesurés par des tests comme les Bayley’s Scales of Mental and Motor Development (échelles de développement mental et moteur de Bayley) et les Cambridge Neonatal Scales (échelles néonatales de Cambridge).
À l’inverse, les enfants orientaux, ont une maturation plus lente que les enfants blancs. Il est fréquent qu’ils ne marchent pas avant l’âge de 13 mois. L’âge de la marche est de 12 mois pour les Blancs et de 11 mois pour les Noirs.
La radiographie montre que les os se développent plus vite chez les Noirs que chez les Blancs.
Et plus vite chez les Blancs que chez les Orientaux. Les tracés des ondes cérébrales apparaissent plus tôt chez les nouveau-nés noirs que chez les blancs.
Le développement dentaire est plus rapide chez les Noirs que chez les Blancs, et plus rapide chez les Blancs que chez les Orientaux. La première phase d’apparition des dents définitives commence vers 5,8 ans et finit vers 7,6 ans chez les Noirs. Chez les Blancs, elle commence à 6,1 ans et finit à 7,7 ans, et chez les Orientaux les chiffres sont 6,1 ans et 7,8 ans. Les Noirs ont la mâchoire et les dents plus grandes. Ils ont davantage de dents, et ils ont plus souvent la troisième et la quatrième molaires. La mâchoire et les dents des Blancs sont plus grandes que celles des Orientaux, et ils ont davantage de dents.
Les Noirs atteignent la maturité sexuelle plus tôt que les Blancs, et ces derniers sont plus précoces que les Orientaux. Cela est vrai pour des paramètres comme l’âge des premières règles ou celui du premier rapport sexuel ou de la première grossesse.
Une étude portant sur plus de 17 000 jeunes Américaines, publiée dans l’édition 1997 de Pediatrics a constaté que la puberté commence un an plus tôt chez les Noires que chez les Blanches. À l’âge de huit ans, 48 % des Noires (mais 15 % seulement des Blanches) présentaient un début de pousse des seins, ou de pilosité pubienne, ou les deux. Pour les Blanches, cette proportion n’est atteinte qu’à l’âge de dix ans. L’âge des premières règles était de 11 à 12 ans pour les Noires, un an plus tard pour les Blanches.
La maturation sexuelle chez les garçons est elle aussi différente selon la race. À l’âge de 11 ans, 60 % des jeunes Noirs ont atteint le stade de la puberté caractérisé par le développement rapide du pénis. Deux pour cent d’entre eux ont déjà eu des rapports sexuels. Les jeunes Blancs n’atteignent ce stade qu’environ un an et demi plus tard. Les Orientaux sont plus tardifs d’un ou deux ans que les Blancs, aussi bien pour ce qui est du développement sexuel que pour l’apparition de l’intérêt sexuel.

Criminalité
Aux USA, les Noirs représentent moins de 13% de la population, mais 50 % du total des arrestations pour agression et meurtre et 67 % des arrestations pour vol. Comme par ailleurs 50 % des victimes de crimes signalent que leur agresseur était noir, les statistiques d’arrestation ne sont pas faussées par la police.
Les Noirs représentent une part importante des personnes arrêtés pour crimes « en col blanc ».
Environ 33 % des personnes arrêtées pour escroquerie, contrefaçon, recel, et environ 25 % de celles arrêtée pour détournement de fonds sont des Noirs. Les Noirs ne sont sous-représentés que dans les délits comme les escroqueries fiscales ou les délits d’initié, qui relèvent de personnes occupant des postes de haut niveau.
Inversement, les Orientaux sont sous-représentés dans les statistiques criminelles américaines.
Certains en ont déduit que le « ghetto » asiatique a protégé ses membres des influences extérieures nocives. Pourtant, on dit que chez les Noirs le ghetto pousse au crime, et les explications purement culturelles ne suffisent donc pas.

Les homicides commis par des femmes racontent la même histoire. Dans une étude sur les arrestations de femmes, 75 % des interpellées étaient des Noires, et seulement 13 % des Blanches. Il n’y avait pas de femmes asiatiques arrêtées. L’explication culturelle avancée pour la criminalité des hommes noirs ne vaut pas pour les femmes, qui ne s’engagent pas autant dans des activités criminelles : il n’y a pas d’image de « gangster » chez les femmes noires.
On observe le même tableau dans d’autres pays. À Londres, en Angleterre, les Noirs représentent 13 % de la population mais 50 % de la criminalité. Une commission gouvernementale de l’Ontario, au Canada, a constaté que la probabilité d’être incarcéré était cinq fois plus élevée pour les Noirs que pour les Blancs, et dix fois plus élevée que pour les Orientaux. Au Brésil, il y a 1,5 million d’Orientaux, pour la plupart des Japonais dont les ancêtres sont arrivés comme ouvriers au 19ème siècle, et c’est eux qui sont les moins représentés dans la criminalité.

crime rates races

La figure 4 est tirée des annuaires d’Interpol et elle montre que ce schéma racial se retrouve globalement partout. La fréquence des meurtres, des viols et des agressions graves était quatre fois plus élevée dans les pays africains et antillais que dans les pays asiatiques ou de la bordure du Pacifique. Les pays européens se situaient en position intermédiaire. Selon les annuaires Interpol de 1993 à 1996, la fréquence des crimes violents pour 100 000 habitants était de 35 pour les Asiatiques, 42 pour les Européens et 149 pour les Africains.

Personnalité, agression, et estime de soi.
Les études constatent que les Noirs sont plus agressifs et démonstratifs que les Blancs, qui le sont davantage que les Orientaux. Les Noirs ont par ailleurs plus d’instabilité mentale que les Blancs. Les taux d’abus d’alcool et de drogues sont plus élevés chez les Noirs. Là encore, les Orientaux sont sous-représentés dans les statistiques sur la santé mentale.
Une étude conduite au Québec francophone a examiné 825 enfants âgés de quatre à six ans provenant de 66 pays. Ces enfants immigrés étaient évalués par 50 instituteurs d’école maternelle. Ceux-ci ont trouvé davantage d’adaptation et moins d’hostilité chez les enfants orientaux que chez les blancs, mais ils ont également noté une meilleure adaptation et moins d’hostilité chez les Blancs que chez les Noirs.
Les différences raciales de personnalité sont mises en évidence au moyen de tests comme le questionnaire de personnalité d’Eysenck et le questionnaire de Cattell à seize facteurs de personnalité.
Partout, les Orientaux sont moins agressifs, dominants, et impulsifs que les Blancs et les Blancs le sont moins que les Noirs. Les Orientaux sont plus prudents que les Blancs ou les Noirs.
Les différences raciales sont importantes dans les domaines de l’orientation dans le temps et de la motivation. Une étude a demandé à des enfants noirs des Antilles de choisir entre un petit sucre d’orge tout de suite ou un plus gros une semaine plus tard. La plupart ont choisi le petit tout de suite.
La primauté de l’instant présent de préférence à une récompense à distance est un thème majeur de la recherche sur la psychologie des Noirs.
Il est peut-être surprenant d’apprendre que les Noirs ont une estime de soi plus importante que les Blancs ou les Orientaux. C’est vrai même lorsqu’ils sont plus pauvres et moins instruits. Dans une grande étude sur des jeunes de 11 à 16 ans, les Noirs se sont notés comme plus attirants que ne le faisaient les Blancs. Les Noirs se sont également donné de meilleures appréciations en lecture, en science et en études sociales, mais pas en mathématiques. Et ils le disaient bien qu’ils sachent que leur réussite scolaire réelle était inférieure à celle des Blancs.

Éducation des enfants et naissances hors mariage.
Les différences raciales concernant la personnalité et l’obéissance aux règles se voient aussi dans les taux de divorce, les naissances hors mariage, les mauvais traitements à enfants, et la délinquance. Les Orientaux ont de meilleurs résultats que les Blancs ou les Noirs. Ils ont moins de divorces, moins de naissances hors mariage, et moins de mauvais traitements à enfants que les Blancs.
À l’inverse, la stabilité familiale des Noirs pose problème. En 1965, le rapport Moynihan a mis en évidence la plus grande fréquence des ruptures conjugales, des mères de famille isolées, et des naissances hors mariage chez les Noirs. Depuis lors, les chiffres ont triplé ! Environ 75 % des naissances chez les adolescentes noires surviennent hors mariage, contre 25 % parmi les adolescentes blanches.
Les mères célibataires ne sont pas un phénomène limité aux États-Unis. Il n’est pas la conséquence de l’esclavage ou de la dégradation des centres-villes. Le fait s’observe dans de vastes régions d’Afrique noire.
En Afrique, la famille « matriarcale » fait partie de tout un système social : activité sexuelle précoce, liens affectifs lâches entre époux et union sexuelle et procréation avec des partenaires nombreux. Dans ce système, l’enfant est souvent élevé loin du foyer, même pendant des années, pour permettre aux mères de rester sexuellement attirantes. De même, les hommes sont davantage en concurrence pour les femmes, et les pères s’impliquent moins dans l’éducation des enfants.
Par rapport à d’autres femmes de pays pauvres, les Africaines cessent d’allaiter leurs enfants rapidement. Cela permet à l’ovulation de reprendre, et donc aux mères de concevoir à nouveau, ce qui entraîne une natalité supérieure. Dès qu’un enfant atteint l’âge d’environ un an, d’autres enfants et les grands-parents sont les principaux éducateurs. En grandissant, les enfants s’adressent à des enfants plus âgés pour leurs besoins essentiels. En Afrique noire et chez les Noirs des Antilles, comme dans le ghetto des Américains pauvres, les groupes de pré-adolescents et d’adolescents sont laissés pratiquement sans contrôle des adultes.

Longévité et croissance de la population.
Le même schéma de différences raciales se retrouve avec les taux de mortalité. Les Noirs ont un taux de mortalité plus élevé à tous les âges. Les Orientaux ont le taux de mortalité le plus faible et ils vivent deux ans de plus que les Blancs, de même que les Blancs vivent deux ans de plus que les Noirs.
Le risque de décès dans la petite enfance est deux fois plus grand chez les bébés noirs que chez les bébés blancs. La famille monoparentale, la pauvreté ou le défaut d’éducation ne sont pourtant pas les seules causes. Une étude sur des diplômées d’université ayant accès à des soins de bonne qualité montre que la mortalité infantile demeure deux fois plus élevée chez les bébés noirs que chez les blancs.
Les différences de mortalité se poursuivent à l’âge adulte. Dans une étude conduite au sein de la marine américaine, les Noirs avaient des taux de mortalité plus élevés par accident ou mort violente de toutes causes. Une autre étude a révélé que le taux de mortalité par accidents d’auto est plus élevé chez les Noirs.
Il s’agit d’un schéma global. Les pays d’Extrême-Orient, comme le Japon ou Singapour ont des taux de mortalité plus faibles que les pays européens. Ceux-ci ont des taux de mortalité plus faibles que les pays africains et antillais. Mais le tableau s’inverse pour les suicides : ce sont les pays estasiatiques qui ont les taux les plus élevés, environ 15 suicides pour 100 000 habitants. Le taux en Europe est de l’ordre de 12 pour 100 000, alors que les pays africains et antillais ont les taux les plus faibles, environ 4 pour 100 000.
La natalité plus élevée compense, et au-delà, la plus faible espérance de vie des Noirs. La croissance de la population de l’Afrique pose un problème : elle est de 3,2 % par an, la plus rapide au monde ! L’Asie du sud et l’Amérique latine, avec des taux de croissance de respectivement 2,1 % et 2,5 % ont réduit l’augmentation de leur population depuis 1960. Aux États-Unis, une femme a en moyenne 14 descendants en comptant ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Une femme africaine en a en moyenne 258. Le continent africain représentait 9 % de la population mondiale en 1950. Malgré le sida, la guerre, la maladie, la sécheresse et la famine, l’Afrique représente aujourd’hui
(en 2000) 12% de la population mondiale.

Conclusion.
Le schéma à trois voies des différences raciales est valable pour la vitesse de croissance, l’espérance de vie, la personnalité, le fonctionnement familial, la criminalité et la réussite dans la structure sociale. Par rapport aux enfants blancs, les Noirs ont une maturation plus rapide et les Orientaux une maturation plus lente. Il en est de même pour la maturité sexuelle, pour les naissances hors mariage, et même pour les mauvais traitements à enfants. Dans le monde entier, ce sont les Noirs qui ont la criminalité la plus élevée, les Orientaux la plus faible ; les Blancs se situent entre les deux.
C’est encore la même chose pour la personnalité. Les Noirs sont ceux qui sont les plus sociables et qui ont la plus haute idée d’eux-mêmes. Les Orientaux sont ceux qui acceptent le mieux qu’une récompense soit retardée. Les Blancs sont en position intermédiaire. Les Noirs meurent les premiers, les Blancs les suivent, les Orientaux sont les derniers, même quand tous ont accès à des soins de qualité. Le schéma racial à trois voies est valable toute la vie, du berceau à la tombe.
Lectures complémentaires
Herman-Giddens, M. E., and others. (1997). Secondary sexual characteristics and menses in young girls seen in the office practice. Pediatrics, 99, 505-512.
Rushton, J. P. (1995). Race and crime: International data for 1989-1990. Psychological Reports, 76, 307- 312.

3. Sexe, hormones, et sida

Il existe des différences raciales de comportement sexuel. Les races diffèrent quant à la fréquence de leurs rapports sexuels. Cela influe sur la fréquence des maladies sexuellement transmises. Quelle que soit la manière de compter, les Orientaux sont les moins sexuellement actifs, les Noirs sont ceux qui le sont le plus, et les Blancs occupent une position intermédiaire. Les races diffèrent aussi par le nombre des naissances gémellaires ou multiples, par les taux d’hormones, par les attitudes sexuelles, et même par leur anatomie sexuelle.
Les races n’ont pas les mêmes taux d’hormones sexuelles. Les niveaux hormonaux sont maximaux chez les Noirs et minimaux chez les Orientaux. C’est peut-être ce qui explique pourquoi ce sont les Noires qui ont le plus souvent un syndrome prémenstruel (SPM) et les Orientales qui en souffrent le moins souvent.
Les races diffèrent également par les taux de testostérone, qui interviennent dans l’explication des comportements masculins. Dans une étude sur des étudiants, les taux de testostérone étaient de 10 à 20 % plus élevés chez les Noirs que chez les Blancs. Dans une population plus âgée de vétérans militaires américains, ils étaient de 3 % plus élevés chez les Noirs que chez les Blancs (voir l’édition 1992 de Steroids). Dans une étude chez des étudiants, les Américains noirs avaient des taux de 10 à
15 % plus élevés que les Américains blancs. Les Japonais (au Japon) avaient des taux encore plus bas. La testostérone agit comme un « interrupteur général ». Elle influe sur des choses comme la notion de soi, l’agressivité, l’altruisme, la criminalité, et la sexualité, non seulement chez les hommes mais également chez les femmes. La testostérone contrôle aussi des éléments comme la masse musculaire et la mue de la voix à la puberté.

Comportements et attitudes sexuels
Les Noirs sont sexuellement actifs plus tôt que les Blancs, et ceux-ci plus tôt que les Orientaux.
Les enquêtes de l’Organisation mondiale de la santé montrent que ce schéma racial à trois voies est vrai dans le monde entier. Les enquêtes nationales en Grande-Bretagne et aux États-Unis donnent les mêmes résultats.
Une étude conduite à Los Angeles a montré que l’âge du premier rapport sexuel chez les lycéens était de 16,4 ans pour les Orientaux, 14,4 ans pour les Noirs, et intermédiaire pour les Blancs. Le pourcentage d’élèves sexuellement actifs était de 32 % pour les Orientaux mais 81 % pour les Noirs.
Encore une fois, les Blancs se situaient entre les deux autres races. Une étude canadienne a trouvé que les Orientaux sont plus réfrénés, même dans leurs fantasmes et pour la masturbation. Les Orientaux nés au Canada étaient exactement aussi réfrénés que des immigrants asiatiques récents. Dans le monde entier, l’activité sexuelle des couples mariés suit le schéma à trois voies. Une enquête de 1951 a demandé aux gens combien de fois ils faisaient l’amour. Les Océaniens et les Amérindiens ont répondu de 1 à 4 fois par semaine, les Blancs des États-Unis de 2 à 4 fois, et les Africains de 3 à 10 fois. Des études ultérieures ont confirmé ces résultats. La fréquence moyenne hebdomadaire des rapports chez les couples mariés entre 20 et 30 ans est de 2,5 pour les Japonais et les Chinois en Asie. Elle est de 4 pour les Blancs américains. Pour les Noirs américains, elle est de 5.
Les différences raciales se retrouvent dans le domaine de la permissivité sexuelle, des pensées sur le sexe, et même des niveaux de culpabilité sexuelle. Dans une étude, trois générations d’Américains japonais et d’étudiants japonais au Japon s’intéressaient moins au sexe que les étudiants européens. Mais chacune de ces générations de Japonais éprouvait une culpabilité sexuelle plus important que les jeunes Blancs américains du même âge. Dans une autre étude, des hommes et femmes britanniques ont avoué trois fois plus de fantasmes sexuels que des Japonais des deux sexes.
Les Orientaux étaient les plus nombreux à dire que l’activité sexuelle a un effet affaiblissant. Les Noirs disaient avoir des rapports occasionnels plus fréquents et ils s’en inquiétaient moins que les Blancs.

Physiologie et anatomie sexuelles
La fréquence des ovulations n’est pas la même dans les différentes races, de même que la fréquence des naissances de jumeaux. Les femmes noires ont des cycles plutôt plus courts que les blanches. Elles émettent souvent deux ovules au cours d’un cycle donné, ce qui les rend plus fertiles. La fréquence des faux jumeaux (issus de deux oeufs différents) est inférieure à 4 pour 1000 naissances chez les Orientaux. Elle est de 8 pour les Blancs mais de 16 ou plus chez les Noirs. Les triplés et quadruplés sont très rares dans tous les groupes, mais on retrouve le même classement : ce sont les Noirs qui en ont le plus, suivis par les Blancs puis par les Orientaux.
Du 8ème au 16ème siècles, la littérature arabo-islamique dépeignait les Noirs africains, hommes et femmes, comme dotés d’une grande puissance sexuelle et d’organes volumineux. Les anthropologues européens du 19ème siècle ont comparé la position des organes génitaux féminins (situés plus en hauteur chez les Orientales, plus bas chez les Noires, en position intermédiaire chez les Blanches) et l’angle de l’érection masculine (parallèle au corps pour les Orientaux, à angle droit chez les Noirs). Ils ont également noté que les Orientaux étaient ceux dont les caractères sexuels étaient le moins marqués (musculature, fesses, seins) et les Noirs ceux chez qui ils l’étaient le plus. D’autres anthropologues ont également noté que les métis ont tendance à se situer entre leurs deux races d’origine.
Faut-il prendre au sérieux ces publications anciennes par des gens non spécialistes d’un sujet aussi sensible ? Les données modernes semblent bien confirmer ces premières observations. Dans les monde entier, les agences de santé distribuent désormais des préservatifs gratuits pour tenter d’endiguer l’extension du sida et sauver des vies. La taille du préservatif est importante si on veut qu’il soit utilisé, et ces agences tiennent donc compte de la taille du pénis dans leurs distributions. Les normes de l’Organisation mondiale de la santé préconisent un préservatif de 49 mm de largeur pour l’Asie, de 52 mm pour l’Amérique du nord et l’Europe, et de 53 mm pour l’Afrique. La Chine fabrique désormais ses propres préservatifs, de 49 mm.
On a également mesuré des différences entre les tailles des testicules (9 grammes pour les Asiatiques, 21 g pour les Européens). Cela ne tient pas uniquement au fait que les Européens sont un peu plus grands. La différence est trop importante. Un article de 1989 dans Nature, le grand journal scientifique britannique, a expliqué que la différence pouvait signifier que les Blancs fabriquent chaque jour deux fois plus de spermatozoïdes que les Orientaux. Jusqu’à présent, nous n’avons pas de données sur la taille relative chez les Noirs.

VIH et sida
Les différences de comportement sexuel entre races ont des conséquences dans la vie. Elles influent sur la fréquence des maladies sexuellement transmises. L’Organisation mondiale de la santé observe les maladies sexuelles comme la syphilis, la gonorrhée, l’herpès et les infections à chlamydia. Les fréquences sont basses en Chine et au Japon et élevées en Afrique. Les pays européens se situent entre les deux.
Le schéma racial de ces maladies est également valable aux États-Unis. En 1997, la fréquence de la syphilis était 24 fois plus élevée chez les Noirs que chez les Blancs. La prévalence nationale de cette maladie était de 22 cas pour 100 000 habitants parmi les Noirs. Elle était de 0,5 cas pour 100 000 chez les Blancs, et plus basse encore chez les Orientaux. Un article récent rapporte que jusqu’à 25 % des femmes de centre ville (surtout des Noires) ont une infection à chlamydia.
Les différences raciales se manifestent également dans la crise actuelle du sida. Plus de 30 millions de personnes à travers le monde vivent avec le VIH ou le sida. De nombreux Noirs aux États-Unis sont contaminés par les injections de drogue, mais plus encore s’infectent par voie sexuelle. À l’autre extrême, les cas de sida les plus nombreux en Chine et au Japon sont ceux des hémophiles. Les pays européens ont des taux d’infection par le VIH intermédiaires, la plupart des personnes atteintes étant des homosexuels masculins.
La figure 5 présente les estimations annuelles du taux d’infection par le VIH dans différentes partie du monde, selon les Nations-Unies. L’épidémie a commencé en Afrique noire à la fin des années 1970. Aujourd’hui, sur ce continent, 23 millions de personnes vivent avec le VIH ou le sida. Plus de cinquante pour cent des cas concernent des femmes, ce qui montre que la transmission est majoritairement hétérosexuelle. Actuellement, 8 Africains sur 100 sont infectés par le virus du sida et l’épidémie est considérée comme hors contrôle. Dans certaines zones, le sida touche 70 % des adultes.
En Afrique du sud, un adulte sur 10 vit avec le virus.
Le taux d’infection par le VIH est également élevé dans la population noire des Antilles : environ 2 % ! Dans cette région, trente-trois pour cent des cas concernent des femmes. Ce chiffre élevé chez les femmes tend à démontrer que la dissémination se fait par rapports hétérosexuels. La fréquence du VIH est élevée dans les 3000 km de la bande antillaise qui s’étend des Bermudes à la Guyane, et elle paraît être maximale à Haïti, avec une prévalence proche de 6 %. C’est la région la plus infectée au monde en dehors de l’Afrique.

sida race differences

Les données publiées par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies montrent que les Noirs américains ont un taux d’infection par le VIH similaire à celui des Noirs des Antilles et de certaines parties de l’Afrique noire. Aux États-Unis, 3 % des hommes noirs et 1 % des femmes noires vivent avec le VIH (figure 5). Pour les Américains blancs, le taux est inférieur à 0,1%, et pour les Américains asiatiques, il est inférieur à 0,05%. Les taux en Europe et sur la bordure Pacifique sont eux aussi bas. Bien sûr, le sida est un problème de santé publique sérieux pour tous les groupes raciaux, mais c’est tout particulièrement vrai des Africains et des personnes d’ascendance africaine.

Conclusion
Le schéma à trois voies des différences raciales se voit dans la fréquence des naissances multiples (faux jumeaux issus d’oeufs distincts), dans les taux hormonaux, les attitudes sexuelles, l’anatomie sexuelle, la fréquence des rapports, et les maladies sexuellement transmises (MST). Les taux d’hormones – mâles et femelles – sont les plus élevés chez les Noirs, les plus faibles chez les asiatiques, et intermédiaires chez les Blancs. Les hormones sexuelles n’influent pas seulement sur le corps mais également sur les modes d’action et de pensée. Les Noirs sont les plus sexuellement actifs, ce sont eux qui ont le plus de naissances multiples, et qui ont les attitudes les plus permissives. Les Orientaux sont les moins sexuellement actifs et ce sont eux qui ont le moins de fantasme sexuels et le plus de culpabilité sexuelle. Les Blancs sont en position intermédiaire. La fréquence des maladies sexuelles est la plus élevée chez les Noirs, la plus faible chez les Orientaux, et intermédiaire chez les Blancs. La fréquence très élevée du sida en Afrique, chez les Noirs des Antilles et chez les Noirs américains est très inquiétante.
Lectures complémentaires
Ellis, L., & Nyborg, H. (1992). Racial/ethnic variations in male testosterone levels: A probable contributor to group differences in health. Steroids, 5 7, 72-75.
UNAIDS (1999). AIDS epidemic update: December 199 9. United Nations Program on HIV/AIDS. New York.

4 Intelligence et taille du cerveau

Les tests de QI mesurent l’intelligence et sont prédictifs de la réussite dans la vie. Il y a des différences entre races en ce qui concerne la taille du cerveau et les tests de QI. En moyenne, ce sont les Orientaux qui ont les plus gros cerveaux et les QI les plus élevés. Les Noirs ont les valeurs les plus faibles, et les Blancs sont en situation intermédiaire. Les différences de taille du cerveau expliquent les différences de QI, aussi bien à l’intérieur d’un groupe donné qu’entre groupes différents.
Les psychologues utilisent les tests de QI pour mesurer ce que l’on appelle « l’intelligence » ou la « capacité mentale ». Les gens brillants obtiennent aux tests de QI des résultats plus élevés que la plupart des gens. Les gens moins doués ont de moins bons résultats. Les tests de QI ne sont pas parfaits, mais ils sont utiles et riches d’enseignements.
Les tests de QI sont conçus de manière que le résultat moyen soit égal à 100. La gamme des valeurs « normales » va de « médiocre » (QI autour de 85) à « doué » (QI autour de 115). Un QI de 70 évoque un handicap mental, alors qu’un QI de 130 ou plus correspond à quelqu’un de brillant ou surdoué. Le QI moyen des Orientaux est d’environ 106, celui des Blancs est autour de 100 et celui des Noirs autour de 85. Ces chiffres se retrouvent partout dans le monde, et les Noirs d’Afrique ont un QI inférieur à celui des Noirs américains.
Q.I moyen races

En 1994, un ouvrage qui a connu beaucoup de succès, The Bell Curve, a montré comment le QI prédit la réussite scolaire et professionnelle. Les QI bas sont prédictifs de mauvais traitements à enfants, de criminalité et délinquance, de problème de santé, de risque d’accident, de naissances hors mariage ou liaison stable, de divorce avant cinq ans de mariage et même de tabagisme pendant la grossesse. Les groupes à QI plus élevé comptent davantage de gens doués. Alors que les Asiatiques ont créé des sociétés complexes en Asie, et les Blancs des civilisations complexes en Europe, ce n’est pas le cas des Noirs d’Afrique.
La différence de QI entre Noirs et Blancs se manifeste dès l’âge de trois ans. Si on compare des gens de même niveau d’éducation et de revenus, la différence ne se réduit que de 4 points de QI. Les différences entre Blancs et Noirs ne sont donc pas uniquement dues à la classe sociale. On sait moins que les Orientaux ont un QI plus élevé que les Blancs. The Bell Curve a mis en lumière l’enquête conduite pendant 20 ans par le psychologue britannique Richard Lynn sur la répartition globale des QI. Il a trouvé que les Orientaux de la bordure Pacifique ont un QI moyen de 101 à 111, les Blancs d’Europe entre 100 et 103, et les Noirs d’Afrique autour de 70 (voir figure 6).
Le QI moyen de 70 pour les Noirs vivant en Afrique est le plus faible qui ait été enregistré. Les matrices progressives de Raven mesurent le raisonnement, et non pas des informations spécifiques à une culture. Avec ce test, Kenneth Owen a trouvé pour les Noirs d’Afrique un QI de 70 chez des jeunes de 13 ans scolarisés en Afrique du sud. Fred Zindi, un Noir du Zimbabwé, a fait de même dans une étude conduite dans son pays sur des enfants de 12 à 14 ans. Résultat intéressant, les élèves métis d’Afrique du sud avaient un QI de 85 — le même que celui des Noirs en Amérique, en Grande-Bretagne et aux Antilles. Les techniques génétiques (du genre de celles utilisées pour les tests de parternité) montrent que les Noirs métissés ont environ 25 % d’ascendants blancs. Leur QI se situe à mi-chemin entre les Noirs purs (70) et les Blancs purs (100).
Tests indépendants de la culture
Est-il juste de comparer race et QI ? Oui. D’abord, les tests de QI prédisent la réussite professionnelle avec autant d’exactitude pour les Noirs que pour les Blancs ou les Asiatiques. Ensuite, on retrouve exactement les mêmes différences raciales avec les tests conçus pour être « indépendants de la culture » qu’avec les tests classiques. En fait, les Noirs obtiennent aux tests classiques des résultats légèrement plus élevés qu’aux tests « indépendants de la culture ». C’est l’opposé de ce que prévoit la théorie culturelle d’explication des différences. Les Noirs ont de meilleurs résultats aux tests verbaux qu’aux tests non verbaux, et ils sont meilleurs aux tests de connaissances scolaires qu’aux tests de capacité de raisonnement. De l’école primaire à la fin du secondaire, les Noirs se situent exactement aussi loin des Blancs en termes de résultats scolaires que sur les tests de QI. Les Noirs ont des résultats inférieurs à ceux de groupes encore plus défavorisés, comme les Indiens d’Amérique. Là encore, ce n’est pas ce que prédit la théorie « culturelle ». Les différences entre Noirs et Blancs sont maximales aux tests de raisonnement et de logique. Les Noirs obtiennent leurs meilleurs résultats aux tests de mémoire simple.
Par exemple, ils font presque aussi bien que les Blancs au test de mémorisation dans l’ordre, où il s’agit de répéter une série de chiffres dans le même ordre que celui où elle a été présentée. En revanche, ils font beaucoup moins bien que les Blancs au test de répétition en ordre inverse, où il s’agit de répéter les chiffres à l’envers.
Des centaines d’études passées en revue dans le livre d’Arthur Jensen, The g Factor, montrent combien il est difficile d’expliquer les différences raciales de QI simplement par les différences de culture. Le temps de réaction est sans doute le plus simple de tous les tests mentaux indépendants de la culture. Dans le test « trouvez l’intrus », des enfants de 9 à 12 ans regardent une série de lumières. Ils doivent voir laquelle s’allume et appuyer sur le bouton le plus proche de cette lumière. Le test est tellement facile que tous les enfants y parviennent en moins d’une seconde. Même là, les enfants à QI élevé sont plus rapides que ceux à QI plus bas. Dans le monde entier, les enfants orientaux sont plus rapides que les enfants blancs, qui sont plus rapides que les enfants noirs.

Intelligence et taille du cerveau
Mon article « Brain Size and Cognitive Ability » écrit avec C. D. Ankney et publié en 1996 dans le journal Psychonomic Bulletin and Review passait en revue tous les travaux de recherche publiés sur ce sujet. Il prenait en compte des études utilisant une technique de pointe comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM) qui donne de très bonnes images du cerveau humain. Il y avait huit de ces études, portant au total sur 381 adultes. La corrélation globale entre QI et volume du cerveau mesuré par IRM était de 0,44, ce qui est bien meilleur que la corrélation de 0,20 trouvée dans des travaux plus anciens utilisant de simples mesures de la taille de la tête (bien que 0,20 reste significatif). La corrélation de 0,44 entre volume cérébral à l’IRM et QI est aussi forte que la corrélation entre la classe sociale à la naissance et le QI à l’âge adulte.

Différences de volume cérébral entre races
La figure 7 montre que la taille du cerveau n’est pas la même dans les différentes races. Les Asiatiques ont en moyenne 1 pouce cube (16 cm3) de matière cérébrale en plus par rapport aux Blancs, et les Blancs en moyenne 82 cm3 – un chiffre élevé – de plus que les Noirs. Un pouce cube de matière cérébrale contient des millions de cellules cérébrales et des centaines de millions de connexions, et la différence de volume cérébral contribue donc à expliquer pourquoi les QI des différentes races sont différents.
différences cérébrales races

 5. Les gènes, l’environnement, ou les deux ?

Plusieurs études montrent que les différences raciales sont dues à la fois aux gènes et à l’environnement. L’héritabilité, les adoptions interraciales et la régression à la moyenne disent la même chose. Les adoptions interraciales fournissent certaines des preuves les plus solides du fait que les gènes sont responsables de différences de QI entre races.
Le fait de grandir dans un foyer blanc de classe moyenne n’abaisse pas le QI moyen des Asiatiques, et n’élève pas celui des Noirs. Un facteur d’environnement permet-il d’expliquer toutes les données sur la vitesse du développement dentaire, l’âge de la maturité sexuelle, le QI, les taux de testostérone, et le nombre de naissances multiples ? Les gènes paraissent être en cause. Mais comment en être sûr ? Il est manifeste que certains traits sont héréditaires. Par exemple, nous savons que les différences raciales entre les fréquences des naissances gémellaires sont dues à l’hérédité et non à l’environnement. Les études sur des enfants asiatiques, blancs et métis à Hawaï, et d’enfants blancs, noirs et métis au Brésil montrent que c’est la race de la mère qui est le facteur déterminant, pas celle du père. Mais le rôle de l’hérédité raciale se retrouve aussi pour d’autres traits.

Études d’héritabilité
L’héritabilité est la part de variation d’un trait qui est due aux gènes. Une héritabilité égale à 1,00 signifie que les différences sont innées et que l’environnement ne joue aucun rôle. Une héritabilité nulle (0,00) signifie que le trait est sous la dépendance de l’environnement et pas du tout des gènes.
Une héritabilité égale à 0,50 signifie que les différences proviennent à parts égales des gènes et de l’environnement. L’héritabilité est utile aux éleveurs. Ils souhaitent savoir dans quelle mesure les gènes influent sur des choses comme la production de lait et la qualité de la viande du bétail, ou permettent de déterminer quels chiens sauront chasser, ou lesquels seront gentils avec les enfants. Plus l’héritabilité est importante, plus les rejetons ressembleront à leurs parents. À l’inverse, une héritabilité faible ignifie que des facteurs d’environnement comme la nourriture et la santé sont plus importants.
Pour les êtres humains, on mesure l’héritabilité en comparant les membres d’une même famille, en particulier les jumeaux identiques (« vrais jumeaux ») aux faux jumeaux, et les enfants adoptés aux frères et soeurs ordinaires. Les jumeaux identiques partagent 100 % de leurs gènes, alors que les faux jumeaux n’en ont que 50 % en commun. Les frères et soeurs ordinaires partagent eux aussi 50 % de leurs gènes, alors que les enfants adoptés n’ont aucun gène en commun avec leur fratrie. Si les gènes sont importants, les vrais jumeaux devraient être deux fois plus semblables entre eux que des faux jumeaux ou des frères et soeurs ordinaires. Et c’est justement le cas. Certains vrais jumeaux sont séparés au début de la vie et grandissent séparés. La célèbre Minnesota Twin Study (étude sur les jumeaux au Minnesota), due à Thomas J. Bouchard et son équipe, a comparé de nombreuses paires de tels jumeaux (voir figure 8).
Même élevés dans des foyers différents, les vrais jumeaux deviennent à l’âge adulte très similaires l’un à l’autre. Ils se ressemblent sur des traits physiques (comme la taille ou les empreintes digitales) et comportementaux (comme le QI ou la personnalité). Les vrais jumeaux élevés dans des foyers distincts ont en commun les mêmes gènes, mais pas les effets de l’éducation. Comme le montre la figure 8, l’hérédité explique 97 % des différences pour les empreintes digitales, et l’environnement seulement 3 %. Les attitudes sociales étaient héréditaires pour 40 % et liées à l’environnement pour 60 %. Le QI était lié à l’hérédité pour 70 %, et à l’environnement pour 30 %.
Les jumeaux identiques se ressemblent souvent à un point tel que même des amis proches ne parviennent pas à les distinguer. Malgré le fait qu’ils vivaient séparément, les jumeaux du Minnesota Project partageaient beaucoup de goûts et de dégoûts. Ils avaient souvent les mêmes passe-temps, aimaient la même musique, les mêmes aliments, le même style de vêtements. Il y avait beaucoup de similitudes quant à la date de leur mariage (et parfois de leur divorce) et quant à leurs activités professionnelles. Ils donnaient même des noms similaires à leurs enfants et à leurs animaux familiers.

 

corrélation jumeaux

L’une de ces paires, les « jumeaux Jim », avait été séparée pendant la petite enfance et les deux frères avaient été adoptés par deux familles d’ouvriers distinctes. Mais leurs deux vies étaient marquées par une série de noms similaires. Tous les deux avaient appelé « Toy » leur animal de compagnie pendant l’enfance. Tous les deux avaient épousé une femme prénommé Linda et en avaient divorcé pour épouser une femme nommée Betty. L’un des jumeaux avait appelé son fils James Allen, et l’autre avait appelé le sien James Alan.
Deux autres jumelles séparées avaient en commun la caractéristique de toujours pouffer de rire. Toutes les deux trouvaient leurs parents adoptifs réservés et sérieux. Chacune d’elles a déclaré n’avoir jamais rencontré quiconque d’aussi enclin au rire qu’elle-même — jusqu’au moment où elles se sont rencontrées !
L’hérédité affecte aussi la pulsion sexuelle. L’âge du premier rapport sexuel, la fréquence des rapports sexuels, le nombre total de partenaires sexuels d’une personne sont autant de facteurs dont l’héritabilité est d’environ 50 %. Il en est de même des chances de divorce. Plusieurs études trouvent que l’homosexualité masculine ou féminine et les autres orientations sexuelles sont à environ 50 % d’origine génétique.
Les études sur les jumeaux montrent que même les attitudes sociales sont en partie d’origine génétique. Une étude australienne portant sur 4000 paires de jumeaux a trouvé qu’il existe une influence génétique sur des opinions politiques bien précises comme celles concernant la peine de mort, l’avortement ou l’immigration. Il s’avère aussi que la tendance au crime est elle aussi héritable.
Parmi les jumeaux identiques, lorsque l’un des deux a commis des crimes, l’autre a environ 50 % de chances d’en avoir commis lui aussi. Ce n’est le cas que pour 25 % des jumeaux non identiques. Les gènes influent sur les comportements d’assistance et d’agression. Une grande étude sur des jumeaux britanniques a trouvé que le désir d’aider les autres ou de leur nuire a une héritabilité d’environ 50 %. Pour les hommes, les bagarres, le fait de porter une arme ou de s’affronter à un policier sont des comportements héritables à 50 %.
Mon article de 1989 dans Behavioral and Brain Sciences montre que nos choix de la personne que nous prenons pour conjoint ou de celles que nous prenons pour amis sont également en partie génétiques. Lorsque l’on compare les groupes sanguins et l’héritabilité des amis et des conjoints, on constate que les gens choisissent des partenaires qui leur sont génétiquement similaires. La tendance qui fait que « qui se ressemble s’assemble » est inscrite dans les gènes.

Études d’adoption
Les études d’adoption fournissent un bon moyen de contrôle des résultats des études sur les jumeaux. Une étude danoise (parue dans Science en 1984) a examiné 14 427 enfants séparés de leurs parents dans leur petite enfance. Les garçons avaient plus de chances de devenir criminels si leurs parents naturels l’avaient été que si leurs parents adoptifs l’étaient. Même élevés dans des foyers différents, 20 % des frères et 13 % des demi-frères avaient des casiers judiciaires analogues. À l’inverse, seuls 9 % des enfants sans aucun lien entre eux et élevés dans la même famille avaient tous deux un casier judiciaire.
Le Colorado Adoption Project a constaté que l’influence des gènes augmente avec l’âge. Entre 3 et 16 ans, les enfants adoptés se mettaient à ressembler davantage à leurs parents naturels en termes de taille, de poids et de QI. À 16 ans, les enfants adoptés ne ressemblaient pas aux gens qui les avaient élevés. L’héritabilité de la taille, du poids et du QI dans la petite enfance est de l’ordre de 30 %. À l’adolescence, elle est de l’ordre de 50 %, et à l’âge adulte d’environ 80 %. Ainsi, à mesure que les enfants grandissent, leur environnement familial a moins d’influence et leurs gènes davantage, et c’est exactement le contraire de ce que prédit la théorie « culturelle ».

Race et héritabilité
L’héritabilité peut-elle nous apprendre quelque chose sur les différences entre races ? Oui, beaucoup ! Les études montrent que, lorsque l’héritabilité est élevée chez les Blancs, elle l’est aussi chez les Orientaux et les Noirs. Lorsqu’elle est faible chez les Blancs, elle l’est aussi chez les asiatiques de l’est et les Noirs. Par exemple, l’héritabilité du QI est d’environ 50 % chez les Noirs, les Orientaux et d’autres groupes, comme chez les Blancs. Il existe donc une base génétique de l’intelligence dans les trois races.
Une étude a utilisé la batteries des tests proposés à de nombreux hommes et femmes s’engageant dans l’armée américaine, les tests ASVAB (Armed Services Vocational Aptitude Battery). Elle a trouvé que dans les trois races la similitude entre frères et soeurs était la même. L’influence génétique sur le QI chez les asiatiques, les Blancs et les Noirs est à peu près la même. Il n’y a pas de facteur particulier, comme l’histoire de l’esclavage ou le racisme blanc, qui ait rendu les influences culturelles plus importantes dans une race que dans une autre.

Études d’adoption transraciale
Les meilleurs preuves de la base génétique des différences de QI entre races proviennent des études sur l’adoption transraciale d’enfants orientaux, noirs et métis. Tous ces enfants ont été adoptés dans la petite enfance par des parents blancs et ont grandi dans des familles blanches de classe moyenne.
L’une des études d’adoption transraciale bien connues est le projet du Minnesota de Sandra Scarr. Les enfants adoptés étaient des bébés blancs, noirs ou métis (Blanc-Noir). Les enfants ont passé des tests de QI à l’âge de sept ans puis à l’âge de 17 ans.
Dans leur publication initiale, les auteurs ont estimé que leur étude démontrait qu’un bon foyer permettait d’élever le QI des jeunes Noirs. À l’âge de 7 ans, leur QI était de 97, très au-dessus de la moyenne de 85 chez les Noirs, et presque égal à la moyenne des jeunes Blancs, égale à 100. Mais lors du test à l’âge de 17 ans, les résultats racontaient une toute autre histoire (publiée en 1992 dans Intelligence).
À sept ans, les enfants adoptés noirs, métis et blancs avaient tous un QI plus élevé que la moyenne de leur groupe. Le fait de grandir dans un foyer de qualité était favorable à tous les enfants. Mais, même dans ces conditions, le schéma racial était exactement conforme aux prédictions de la théorie génétique et non à celles de la théorie culturelle. Les jeunes Noirs élevés dans ces bons foyers avaient un QI moyen de 97, mais les jeunes métis avaient en moyenne 109 et les jeunes Blancs 112.
Les preuves en faveur de la théorie génétique se sont renforcées à mesure que les enfants prenaient de l’âge. À 17 ans, les QI des enfants adoptés se rapprochaient de la moyenne prévue pour leur race. À 17 ans, les jeunes Blancs adoptés avaient un QI d’environ 106, les jeunes métis d’environ 99 et les jeunes Noirs d’environ 89. Les QI ne sont pas le seul élément de preuve dans cette étude. Les niveaux scolaires, le rang dans la classe et les tests d’aptitude suivent le même schéma.
Lorsque Sandra Scarr a obtenu les résultats du suivi à l’âge de 17 ans, elle a changé d’idée quant à la cause des différences entre Blancs et Noirs. Elle a écrit : « ces enfants adoptés dont les deux parents étaient des Noirs américains avaient un QI qui n’était pas sensiblement supérieur à celui de jeunes Noirs élevés dans les familles noires ». Le fait de grandir dans une famille blanche de classe moyenne n’avait entraîné que peu ou pas d’augmentation durable du QI des enfants noirs. Certains psychologues n’ont pas été d’accord. Ils ont invoqué que ces résultats s’expliquaient par des « effets d’attente » et non par les gènes. Ils ont prétendu que les enfants noirs et blancs n’étaient pas traités de la même manière. Même si les parents s’occupaient bien des enfants, les écoles, les camarades de classe et la société dans son ensemble discriminaient les enfants noirs et cela retentissait négativement sur leur QI. Comme on s’attendait à ce que les enfants noirs aient des résultats scolaires médiocres, ils avaient répondu aux attentes.
Existe-t-il un moyen de trancher entre génétique et théorie de l’attente ? Oui. Une analyse spéciale menée sur l’étude de Scarr a comparé les parents qui pensaient avoir adopté un enfant noir mais avaient en fait adopté un métis (Blanc-Noir). Le QI de ces enfants métis était pratiquement le même que celui des autres enfants métis et supérieur à celui des enfant noirs adopotés. C’était vrai malgré le fait que les parents adoptifs de ces enfants métis croyaient que ces enfants avaient deux parents biologiques noirs.
La figure 9 résume les résultats pour les enfants orientaux adoptés dans des familles blanches de classe moyenne. Des bébés coréens et vietnamiens d’origine pauvre, dont beaucoup souffraient de malnutrition, ont été adoptés par des familles blanches américaines et belges. En grandissant, ils ont été excellents à l’école. Le QI de ces enfants orientaux adoptés était supérieur de 10 points ou plus à la moyenne nationale du pays où ils grandissaient. L’adoption transraciale n’augmente pas le QI et ne l’abaisse pas non plus. Le schéma à trois voies des différences raciales de QI persiste.
La Minnesota Transracial Adoption Study a également montré qu’il existe des différences raciales de personnalité. Les Noirs de 17 ans étaient plus actifs et plus perturbateurs que les Blancs du même âge. Les enfants coréens élevés dans des familles américaines blanches étaient plus calmes et moins actifs que les enfants blancs.

L’héritabilité prédit les différences raciales
Il y a d’autres moyens de tester l’influence des gènes et de l’environnement sur les différences raciales de QI. Certaines questions des tests sont plus héritables, c’est à dire que les réultats y sont davantage fonction de l’hérédité, que d’autres. Si les gènes sont responsables des différences de QI entre Blancs et Noirs, alors les Blancs et les Noirs devraient avoir des résultats différents à ces questions à haute héritabilité. Le livre d’Arthur Jensen en 1998 book, The g Factor, montre qu’effectivement les différences entre races sont plus importantes sur les tests à haute héritabilité, même chez les petits enfants.
Q.I adoption race

La dépression de consanguinité nous fournit un autre moyen de vérifier si les gènes expliquent les différences entre Noirs et Blancs. Cette « dépression » se produit lorsque des gènes récessifs nocifs se combinent et réduisent la taille, la santé, et le QI. Cette dépression de consanguinité est plus probable lorsque les enfants naissent de parents proches l’un de l’autre (cousins, par exemple). La plupart des tests de QI se composent de plusieurs sous-tests explorant par exemple le vocabulaire, la mémoire et le raisonnement logique. Les enfants de mariages entre cousins ont un QI plus bas que les autres enfants et leurs scores sont plus abaissés pour certains sous-tests que pour d’autres. Plus la dépression par consanguinité affecte un sous-test, plus cela nous dit que ce sont les gènes qui influent sur les résulats. La théorie génétique prédit donc que les tests sur lesquels la dépression par consanguinité est la plus marquée sont aussi ceux sur lesquels la différence entre Noirs et Blancs sera la plus grande.
Dans une étude publiée en 1989 dans Intelligence, j’ai examiné l’impact de la dépression de consanguinité sur les scores d’enfants issus de mariages entre cousins au Japon, sur 11 sous-tests d’un test de QI bien connu. Puis la comparaison a montré que les sous-tests qui étaient les plus sensibles à la dépression de consanguinité étaient aussi ceux qui donnaient la plus grande différence entre Noirs et Blancs. Comme les chiffres sur la dépression de consanguinité provenaient d’une étude sur mariages entre cousins au Japon, les différences culturelles entre Noirs et Blancs aux États-Unis ne peuvent pas expliquer pourquoi les Noirs trouvent certains sous-tests plus difficiles que d’autres.

Régression à la moyenne
La régression à la moyenne fournit un autre moyen encore de vérifier si les différences entre races sont génétiques. Les enfants de parents très grands sont plus grands que la moyenne, mais ils sont plus petits que leurs parents et plus proches de la moyenne de leur race. De même, les enfants de parents très petits sont plus petits que la moyenne, mais plus grands que leurs parents. C’est ce qu’on appelle la loi de régression à la moyenne. Elle ne s’applique pas seulement à la taille, mais également au QI. Il existe un effet de régression, plus ou moins marqué, pour la plupart des traits physiques et psychologiques.
La régression à la moyenne dans le cas de mariage entre personnes de très grande taille (ou de QI très élevé) se produit parce que ces personnes transmettent à leurs enfants certains de leurs gènes exceptionnels, mais pas tous. C’est la même chose pour les gens de très petite taille (ou de QI très bas).
C’est comme lancer une paire de dés et obtenir un double six ou un double un. Il y a toutes chances d’obtenir au lancer suivant une valeur moins haute (ou moins basse). Voici pourquoi la régression est un phénomène utile pour nos études. Les Noirs et les Blancs appartenant à des races différentes, ils ont beaucoup de gènes différents. La loi de régression prédit que, pour un trait donné, les scores retournent vers la moyenne de leur race. La loi de régression prédit qu’aux États-Unis les enfants de parents noirs ayant un QI de 115 régressent vers la moyenne chez les Noirs, soit 85, alors que les enfants de parents blancs ayant un QI de 115 régressent seulement vers la moyenne chez les Blancs, soit 100.
Cette loi fonctionne également à l’autre extrémité de l’échelle. Des enfants noirs dont les parents ont un QI de 70 ont tendance à monter vers le QI moyen de 85, mais les enfants blancs nés de parents ayant un QI de 70 ont tendance à monter plus haut, vers la moyenne de 100 chez les Blancs. Quand on cherche à vérifier ces prédictions sur la régression vers la moyenne entre le parent et l’enfant, elles se révèlent exactes.
La loi de régression fonctionne également entre frères et soeurs. Des enfants noirs et blancs appariés à un QI de 120 ont des frères et soeurs chez lesquels on observe des régressions d’ampleur différente. Les frères et soeurs des Noirs régressent vers un QI de 85, alors que ceux des Blancs ne régressent que vers la valeur 100. C’est l’inverse à l’autre extrémité de l’échelle. Des enfants noirs et blancs appariés à un QI de 70 ont des frères et soeurs dont les régressions sont différentes. Les fratries noires régressent vers la moyenne de 85, les fratries blanches vers la moyenne de 100.
La régression à la moyenne explique un autre résultat intéressant. Les enfants noirs nés de parents riches ont un QI de deux à quatre points inférieur à celui d’enfants blancs nés de parents pauvres. Les parents noirs à QI élevé n’ont pas transmis à leurs enfants leur avantage de QI, malgré une bonne nutrition, de bons soins médicaux et de bonnes écoles. Seule l’association des gènes et de l’environnement explique l’ensemble de ces résultats.

Conclusion
Les gènes jouent un grand rôle dans le QI, la personnalité, les attitudes et autres comportements. C’est vrai pour les Orientaux, les Blancs et les Noirs. Les études d’adoption transraciale (où des bébés d’une race sont adoptés et élevés par des parents d’une autre race), les études de régression à la moyenne (qui comparent les parents aux enfants dans les différents groupes raciaux), et celles sur la dépression de consanguinité (qui étudient les enfants de parents familialement proches) fournissent toutes des preuves du fait que les gènes sont responsables des différences raciales de QI et de personnalité. Aucune théorie purement culturelle ne peut expliquer ces résultats, qui sont non seulement expliqués mais prédits par la théorie génétique.

Lectures complémentaires
Jensen, A. R. (1998). The g Factor. Westport, CT: Praeger.
Weinberg, R. A., Scarr, S., & Waldman, I. D. (1992). The Minnesota Transracial Adoption Study: A follow-up of IQ test performance at adolescence. Intelligence, 16, 117-135.

6. Théorie de l’histoire de vie

La théorie r-K de l’histoire de vie explique le schéma à trois voies des différences raciales qui s’observe dans le monde entier. La stratégie r signifie être très actif sexuellement et avoir une progéniture nombreuses. La stratégie K signifie avoir moins d’enfants mais avec un père et une mère qui leur prodiguent davantage de soins. Les humains sont de toutes les espèces celle dont la stratégie est la plus K. Parmi les humains, les asiatiques ont la stratégie la plus K, les Noirs la plus r, et les Blancs se situent entre les deux.
Les chapitres précédents ont montré qu’il existe entre les races d’importantes différences de taille du cerveau, de niveaux hormonaux, et même de développement osseux et dentaire, ainsi que de comportement sexuel, d’agressivité et de criminalité. Le schéma à trois voies de ces différences entre races — les Asiatiques à une extrémité, les Noirs à l’autre et les Blancs entre les deux — est vrai partout dans le monde. Un coup d’oeil à l’histoire montre que les différences raciales que nous observons aujourd’hui étaient également présentes dans le passé.
Pourquoi les races sont-elles différentes ? Bien sûr, la pauvreté, la nutrition et les facteurs culturels sont importants. Mais les gènes aussi. La théorie culturelle ne peut à elle seule expliquer tous les résultats.
La théorie r-K de l’histoire de vie
Le biologiste E.O. Wilson, de l’université de Harvard, a été le premier à parler de théorie r-K de l’histoire de vie. Il l’a utilisée pour expliquer les changements de population chez les plantes et les animaux. Je l’ai appliquée aux races humaines.
Une histoire de vie est un groupe de traits génétiquement organisés qui ont évolué ensemble pour répondre aux nécessistés de la vie — survie, croissance, et reproduction. Pour ce dont nous avons besoin, r est un terme de l’équation de Wilson qui désigne le taux naturel de reproduction (le nombre de descendants). Le symbole K représente la quantité de soins que les parents prodiguent pour garantir la survie de leur progéniture. Les plantes et les animaux ont différentes stratégies d’histoire de vie.
Certains sont plus r et d’autre relativement plus K. Les stratégies r et K diffèrent par le nombre d’oeufs produits. La stratégie r est analogue à un tir à la mitrailleuse. Il y a tellement de coups qu’il y en aura bien un pour frapper la cible. Les animaux à stratégie r produisent beaucoup d’ovules et de spermatozoïdes, s’accouplent souvent et ont une progéniture nombreuse. À l’inverse, les adeptes de la stratégie K sont comme des tireurs isolés. Ils consacrent temps et efforts à quelques tirs bien placés. Ils donnent à leur progéniture beaucoup de soins. Ils travaillent ensemble pour obtenir de la nourriture et un abri, ils aident leurs semblables et ont des systèmes sociaux complexes. C’est pourquoi les animaux à stratégie K ont besoin d’un système nerveux plus complexe et d’un plus gros cerveau, mais produisent moins d’ovules et de spermatozoïdes.
Cette loi de base de l’évolution établit un lien entre la stratégie de reproduction et l’intelligence et le développement cérébral. Moins le cerveau d’un animal est complexe, plus sa progéniture est nombreuse. Plus le cerveau est gros, plus il faut de temps pour atteindre la maturité sexuelle et moins la progéniture est nombreuse (voir figure 10). Les huîtres, par exemple, ont un système nerveux si simple qu’elles n’ont pas de véritable cerveau. Pour compenser, elles produisent 500 millions d’oeufs par an. En revanche, les chimpanzés ont un gros cerveau mais ils n’ont un petit que tous les quatre ans en moyenne.
Chez différentes espèces de plantes et d’animaux, on retrouve un schéma constant entre ces deux variables, intelligence et taux de reproduction. Le nombre de descendants, l’espacement entre les naissances, la quantité de soins dispensée par les parents, la mortalité infantile, la vitesse de maturation, l’espérance de vie, même l’organisation sociale, l’altruisme et la taille du cerveau, tous ces éléments s’imbriquent comme les pièces d’un puzzle. Le puzzle complet compose une image que les biologistes appellent la stratégie r-K de l’histoire de vie.
r K stratégie

L’histoire de vie de type r implique des taux de reproduction plus élevés, alors que la stratégie de type K demande davantage de soins parentaux et d’emploi de ressources mentales. Les gros cerveaux demandent plus de temps pour se structurer, et toutes les étapes du développement sont donc également ralenties. La durée de gestation pour certains primates à petit cerveau (comme les lémuriens et les singes) est de 18 semaines. Mais pour les primates à plus gros cerveau (comme les chimpanzés et les gorilles), elle est de 33 semaines. Certains singes ont leur première grossesse à l’âge de neuf mois. Les gorilles, qui ont un plus gros cerveau et qui sont plus intelligents, ont leur première grossesse à dix ans.
Les petits singes ont à la naissance un cerveau dont la taille est pratiquement 100 % de sa taille adulte, alors que chez les chimpanzés et les gorilles le cerveau du nouveau né représente environ 60 % du cerveau adulte. Chez les humains, le cerveau à la naissance représente moins de 30 % de la taille du cerveau adulte. Pendant les premiers mois de vie, les petis singes sont meilleurs que les singes anthropoïdes à la plupart des tests de comportement sensori-moteur. Et les bébés anthropoïdes sont meilleurs que les bébés humains. La relation r-K est vraie pour différentes espèces et elle vaut aussi pour l’être humain.
La figure 10 illustre la position de divers animaux sur l’échelle r-K. Bien entendu, le positionnement r ou K est relatif. Les lapins ont une stratégie K par rapport aux poissons. Mais ils sont du côté r par rapport aux primates (singes, anthropoïdes et humains, qui sont les meilleurs représentants de la stratégie K parmi les mammifères). L’homme est sans doute l’espèce la plus K de toutes. Et certains humains sont meilleurs que d’autres dans cette stratégie.
La figure 11 présente les traits typiques des stratégies de reproduction r et K. Chaque espèce et chaque race a une certaine histoire de vie qu’il est possible de décrire selon la distinction r-K. La position de chaque espèce (ou race) sur l’échelle r-K montre la stratégie qui a donné à ses ancêtres la meilleure chance de survie dans son habitat.
La figure 12 montre les durées des phases de vie et de la gestation (de la conception à la naissance) de six différents primates. On y voit une échelle croissant vers la stratégie K, du lémurien au macaque, puis au gibbon, au chimpanzé, aux humains primitifs et aux humains modernes. Chaque étape dans l’échelle signifie que l’espèce dépense plus de temps et d’énergie à s’occuper de ses jeunes et à assurer leur survie. Chaque étape signifie aussi que la progéniture devient moins nombreuse.
Noter la durée différente de chacune des phases pour les différentes espèces de la figure 12. La phase postreproductive (c’est à dire après la ménopause) appartient aux seuls humains.

 

stratégie r et K
Les différences entre stratégies r-K qui existent même chez les primates sont importantes. Pour un primate, une femelle lémurien a une stratégie r . Elle a son premier petit à l’âge de neuf mois et son espérance de vie n’est que de 15 ans. Une femelle gorille a une stratégie K . Elle a son premier petit vers l’âge de 10 ans et peut espérer vivre jusqu’à 40 ans. La femelle lémurien a le temps de devenir adulte, d’avoir plusieurs petits et de mourir avant que la femelle gorille ait son premier petit.

 

durée de vie gestation

{Stades comparés :}Gestation, petite enfance, adolescence, âge adulte, postreproduction (humains seulement)

Chaque étape franchie dans l’échelle r-K correspond à davantage d’énergie consacrée aux soins à la progéniture, et à une meilleure survie des petits. Source: Édition intégrale, Race, Evolution and Behavior (p. 205).]

Différences raciales et stratégies r-K
Comment les trois races se placent-elles sur l’échelle r-K ? Regardons le schéma des différences raciales, à la figure 1. Comparons aux traits r-K de la figure 11 (page 77). Les Asiatiques sont les plus K, les Noirs les plus r, et les Blancs se situent entre les deux. Le fait d’être davantage r signifie :
·  gestation plus courte
·  maturation physique plus précoce (contrôle musculaire, développement osseux et dentaire)
·  cerveau plus petit
·  puberté plus précoce (âges des premières règles, du premier rapport, de la première grossesse)
·  caractères sexuels primaires plus marqués (taille du pénis, du vagin, des testicules, des
ovaires)
·  caractères sexuels secondaires plus marqués (voix, musculature, fesses, seins)
·  contrôle du comportment plus biologique que social (durée du cycle menstruel, périodicité de
la réponse sexuelle, prévision possible de l’histoire de vie à partir du début de la puberté)
·  taux d’hormones sexuelles plus élevés (testostérone, gonadotropines, hormone
folliculostimulante)
·  individualité plus marquée (moins de respect de la loi)
·  attitudes sexuelles plus permissives
·  rapports sexuels plus fréquents (avant et pendant le mariage, et hors mariage)
·  liens de couple moins solides
·  enfants plus nombreux
·  fréquence plus élevée de la négligence ou de l’abandon d’enfants
·  maladies plus fréquentes
·  espérance de vie plus courte
La testostérone — l’interrupteur principal ?
La testostérone joue peut-être le rôle d’interrupteur principal, fixant la position des races sur l’échelle r-K. On sait que cette hormone sexuelle mâle influe sur l’idée de soi, le tempérament, la sexualité, l’agressivité et l’altruisme. Elle contrôle le développement des muscles et la gravité de la voix. Elle contribue aussi à l’agressivité et aux comportements à problèmes. Une étude portant sur plus de 4000 vétérans de l’armée a montré que les taux de testostérone élevés sont prédictifs d’une criminalité plus importante, de l’abus d’alcool et de drogues, de l’inconduite militaire, et de la multiplicité des partenaires sexuels.
On voit maintenant comment les taux de testostérone différents pourraient expliquer les différences r-K de comportement. Avec des taux de testostérone plus élevés, les Noirs ont tendance à dépenser plus de temps et d’énergie à avoir des enfants. À l’inverse, les Asiatiques et les Blancs, avec moins de testostérone, dépensent davantage de temps à s’occuper d’enfants moins nombreux et à faire des plans à long terme. Mais comment cela s’est-il produit ? Et pourquoi ? Pour les réponses, il faut revenir aux origines de l’homme et à la théorie « Out of Africa » sur l’apparition des races.

Conclusion
La théorie r-K de l’histoire de vie, un principe de base de la biologie moderne de l’évolution, explique le schéma à trois voies des différences de volume cérébral, de QI et de comportement décrites plus haut. Chaque espèce de plante ou d’animal peut être située sur l’échelle r-K. Le côté r de l’échelle signifie progéniture plus nombreuse, maturation plus précoce, cerveau plus petit, et moins de soins à la progéniture. Le côté K signifie progéniture moins nombreuse, maturation plus tardive, gros cerveau, et davantage de soins à la progéniture. Les humains sont l’espèce la plus K de toutes. Parmi les humains, les Asiatiques sont les plus K, les Noirs les plus r, et les Blancs se situent entre les deux.

Lectures complémentaires
Johanson, D. C. & Edey, M. A. (1981). Lucy: The Beginnings of Humankind. New York: Simon & Schuster.
Lovejoy, C.O. (1981). The origin of man. Science, 211, 341-350.

7. Out of Africa

La dernière venue des théories sur les origines de l’homme, la théorie « Out of Africa » fournit la dernière pièce du puzzle. Elle explique pourquoi la théorie r-K rend compte des différences physiques, cérébrales et comportementales. En quittant l’Afrique, les races ont évolué en s’éloignant des comportements de type r pour aller vers le type K. Sortir d’Afrique a signifié augmenter le volume du cerveau et le QI, mais aussi réduire le taux de reproduction, l’agressivité et l’activité sexuelle.
En se fondant sur sa théorie de l’évolution, Charles Darwin pensait que l’Afrique était « le berceau de l’humanité ». Il ne disposait d’aucun fossile africain pour appuyer son hypothèse mais il avait conclu que les humains provenaient d’Afrique en observant les chimpanzés et les gorilles. Si les grands singes africains étaient nos plus proches parents vivants, il paraissait logique que les humains aient fait leur apparition sur le seul continent où les trois espèces vivaient.
Les données génétiques, fossiles et archéologiques ont toutes démontré depuis cette époque que Darwin avait raison. La lignée humaine a commencé avec l’espèce africaine fossile des australopithèques. Plus tard, d’autres ancêtres de l’homme, comme Homo erectus puis Homo sapiens ont également fait leur apparition en Afrique.
Les Homo sapiens étaient pleinement humains. Ils étaient en Afrique il y a moins de 200 000 ans. Ils sont partis vers le Moyen-Orient il y a environ 100 000 ans, puis se sont répandus dans le monde entier. Ils ont remplacé les groupes d’hommes de Néanderthal et d’Homo erectus qu’ils rencontraient, soit en les combattant, soit en entrant en concurrence avec eux pour la nourriture.
Lorsque les humains modernes ont quitté l’Afrique, ils ont commencé à développer les traits raciaux que nous connaissons aujourd’hui en s’adaptant aux nouvelles régions et aux nouveaux climats. La première scission au sein de l’espèce humaine a eu lieu entre les groupes restés en Afrique (les ancêtres des Noirs actuels) et ceux qui ont quitté l’Afrique. Puis, il y a environ 40 000 ans, le groupe sorti d’Afrique s’est à nouveau séparé pour donner les ancêtres des Blancs et des Orientaux
d’aujourd’hui.
Cette histoire d’un voyage depuis l’Afrique d’abord vers l’Europe puis plus tard vers l’Asie de l’est explique pourquoi les paramètres de l’histoire de vie des Blancs se situent entre ceux des Asiatiques et ceux des Noirs. La première séparation a écarté les Africains des non-Africains, il y a près de deux fois plus longtemps que la séparation ultérieure entre Asiatiques et Blancs.
La théorie Out-of-Africa explique la bonne concordance entre les traits r-K de l’histoire de vie et les différences entre races. Il est difficile de survivre en Afrique, marquée par des sécheresses imprévisibles et des maladies mortelles qui se propagent rapidement. Les Africains sont plus nombreux que les Asiatiques ou les Européens à mourir jeunes, souvent de maladies tropicales. Dans ce cadre africain, les soins dispensés par les parents sont une moins bonne façon d’être certain qu’un enfant survivra. La meilleure stratégie consiste simplement à avoir plus d’enfants. Cela fait pencher leur histoire de vie du côté r de l’échelle r-K. Une stratégie davantage r ne signifie pas seulement davantage d’enfants et moins de soins parentaux. Cela veut aussi dire moins de culture transmise des parents aux enfants, et cela tend à réduire les exigences intellectuelles nécessaires à un bon fonctionnement au sein de la culture. Et le processus se répète de génération en génération.
À l’inverse, les hommes qui ont migré vers l’Eurasie ont dû faire face à des problèmes entièrement nouveaux — trouver de la nourriture et la conserver, s’assurer des abris, fabriquer des vêtements, et élever les enfants pendant les longs hivers. Ces tâches étaient mentalement plus exigeantes. Elles ont sélectionné des cerveaux plus gros et des taux de croissance moins rapides. Elles ont permis des taux d’hormones plus bas, entraînant moins de puissance sexuelle et moins d’agressivité, mais plus de stabilité familiale et de longévité. Quitter les tropiques pour les continents du nord signifiait abandonner la stratégie r pour la stratégie K — et tout ce qui allait avec.

Les preuves
Comment savoir si la théorie Out of Africa est vraie ? Pour répondre à cette question, il faut examiner les preuves apportées par la génétique, la paléontologie et l’archéologie. Le livre The History and Geography of Human Genes (1994), de Luigi Cavalli-Sforza et son équipe, examine des milliers de comparaisons génétiques entre les ADN des différentes races. Les généticiens comptent le nombre de mutations dans chaque groupe pour mesurer lesquels parmi ces groupes sont les plus proches les uns des autres, et quand les groupes se sont séparés. Ces études sur l’ADN confirment la théorie Out of Africa en montrant que la séparation entre les Africains et tous les autre groupes a été la première à se produire.
Les fossiles d’humains préhistoriques nous disent que les premières étapes de notre évolution ont eu lieu en Afrique. Homo sapiens a vécu en Afrique entre 200 000 et 100 000 ans avant notre ère. Les hominidés plus anciens, comme l’homme de Néanderthal, étaient très différents des hommes modernes. Leur face était projetée vers l’avant bien plus que chez n’importe quel Européen, Africain ou est-Asiatique d’aujourd’hui, et leurs dents de devant étaient plus grandes. Ils avaient les os plus denses, le crâne plus épais, et le bourrelet orbitaire plus marqué qu’aucun humain moderne. Par comparaison, tous les humains actuellement vivants sont semblables, malgré les différences raciales.
L’archéologie raconte la même histoire. La culture grossière de Homo erectus, celle du Paléolithique inférieur (l’âge de pierre le plus ancien), existait plus d’un million d’années avant l’apparition de Homo sapiens. Pendant cette période les outils se limitaient à des haches à main, des lames et des tranchoirs, tous de forme très similaire. Mais les outils de l’âge de pierre moyen (le Paléolithique moyen), celui des Néanderthaliens, étaient plus perfectionnés et l’os était utilisé.
Lorsque les hommes modernes ont fait leur apparition il y a 100 000 ans, les choses ont commencé à changer considérablement. Le dernier âge de pierre (le Paléolithique supérieur) était hautement spécialisé. Les outils étaient des lames fines détachées de blocs de pierre pour fabriquer des couteaux, des pointes de lances, des grattoirs et des tranchoirs. Des outils standardisés à base d’os et de corne ont fait leur apparition, et notamment des aiguilles pour coudre des vêtements de fourrure. Parmi les outils de la fin de l’âge de pierre figuraient des outils faits de plusieurs pièces liées ou collées. Les pointes de lance étaient fixées dans la hampe, et les lames de hache dans un manche. Des cordes étaient utilisées pour piéger les renards, les lapins et autres petits animaux. Des armes perfectionnées comme des harpons à barbillons, des fléchettes, des propulseurs et des arcs et flèches donnaient aux hommes de la fin de l’âge de pierre la capacité de tuer des animaux à distance de sûreté.
La survie en Asie du nord-est il y a environ 40 000 ans imposait aussi des vêtements chauds.
Les archéologues ont trouvé des aiguilles, des peintures pariétales de parkas, et des ornements funéraires traçant le contour de pantalons et chemises. On sait que les hommes portaient des fourrures chaudes. Des squelettes de renards et de loups sans pattes nous disent que ces animaux ont été dépouillés pour fabriquer des vêtements de fourrure. Les maisons étaient enterrées pour assurer l’isolation. Ces grandes habitations étaient marquées par des trous d’implantation de poteaux, et leurs murs étaient structurés avec des os de mammouth. Des foyers et des lampes de pierre permettaient d’éclairer la longue nuit de l’hiver arctique.

Géographie et race
L’Afrique est plus chaude que les continents du nord, mais c’est un habitat moins stable. Les sécheresses, les tempêtes, et les maladies virales, bactériennes et parasitaires provoquent une mortalité élevée, même aujourd’hui. Sans la médecine moderne, assurer la survie en Afrique signifie avoir beaucoup d’enfants (stratégie r). Dans les environnements plus stables d’Europe et d’Asie, la survie est assurée en ayant moins d’enfants mais en s’occupant très bien d’eux (stratégie K).

L’environnement rencontré en Eurasie a provoqué des différences physiques entre les races. Du fait du climat nuageux d’Europe du nord, il y avait moins de soleil. Cela entraînait une baisse des apports de vitamine D, et une peau et des cheveux clairs étaient nécessaires pour laisser pénétrer davantage de lumière solaire. Ainsi, les Européens nés avec une peau et des cheveux clairs se portaient mieux. Ils avaient plus de chances d’avoir des enfants qui survivraient et pourraient se reproduire.
L’Asie de l’est était encore plus froide que l’Europe du nord, mais avec moins de nuages et plus de soleil. Dans ce cas, c’est une épaisse couche de graisse qui est apparue pour contribuer à l’isolation contre le froid. C’est ce qui donne à beaucoup d’Orientaux leur teint « jaune », parce que cette graisse sous-cutanée réduit la visibilité des vaisseaux sanguins rouges proches de la peau. À l’inverse, en Afrique, la mélanine donne à la peau sa couleur noire qui assure une protection contre les rayons nocifs du soleil.
Les différences climatiques ont également influé sur les capacités mentales. En Afrique, nourriture et chaleur étaient là toute l’année. Pour survivre pendant les hivers froids, les populations migrant vers le nord ont dû devenir plus inventives. Elles ont dû trouver de nouvelles sources de nourriture et des moyens de les conserver. Elles ont dû fabriquer des vêtements et des abris pour se protéger contre les éléments. Sans ces protections, les gens seraient morts. Les deux parents ont dû s’occuper davantage de leurs enfants pour les aider à survivre dans ces climats plus rudes.
Les Blancs et les Orientaux, en Eurasie, ont dû trouver de la nourriture et se maintenir au chaud dans les climats froids. Sous les tropiques, les aliments végétaux étaient là en abondance toute l’année.
En Europe et en Asie, ils étaient saisonniers et introuvables pendant de nombreux mois d’hiver et de printemps. Pour survivre aux longs hivers, les ancêtres des Blancs et Orientaux d’aujourd’hui ont fabriqué
des outils et armes complexes pour pêcher et chasser. Ils ont fabriqué des pointes de lance capables de tuer du gros gibier à distance, et des couteaux pour couper et dépouiller. Il a fallu des feux, des vêtements et des abris pour avoir chaud. Des aiguilles en os ont permis de coudre des peaux ensemble et des abris ont été construits avec les os et les peaux de grands animaux.
Fabriquer des outils spécialisés, du feu, des vêtements et des abris demandait une plus grande intelligence. Le fait de « sortir d’Afrique » a imposé de passer à une stratégie K de l’histoire de vie. Cela impliquait un QI plus élevé, un plus gros cerveau, une croissance plus lente et des taux d’hormones plus bas. Cela impliquait aussi des niveaux moindres d’activité sexuelle, d’agressivité, et de comportements impulsifs. Il fallait davantage de stabilité familiale, de prévision, d’auto-contrôle, de respect des règles, et de longévité.

Conclusion
Les données fossiles, l’archéologie, et les études génétiques de l’ADN des races vivantes confirment l’idée de Charles Darwin selon laquelle nous sommes apparus en Afrique. Les hommes se sont alors répandus au Moyen-Orient, en Europe, en Asie, en Australie puis en Amérique. En quittant l’Afrique, le corps, le cerveau et le comportement des hommes ont changé. Pour affronter les hivers froids et la nourriture plus rare en Europe et en Asie, les races orientale et blanche sont passées d’une stratégie r à une stratégie K. Cela signifiait davantage de soins parentaux et d’organisation sociale, ce qui nécessitait un plus gros cerveau et un QI plus élevé.

Lectures complémentaires
Cavalli-Sforza, L. L., Menozzi, P., & Piazza, A. (1994). The History and Geography of Human Genes. Princeton, NJ: Princeton University Press.
Stringer, C. & McKie, R. (1996). African Exodus. London: Cape.

8. Questions et réponses

Ce dernier chapitre présente la liste des plus importantes questions qui m’ont été posées sur la théorie r-K, avec les réponses que j’y apporte. Il renvoie également au(x) chapitres antérieur(s) qui traitent plus en détail de chacun des sujets évoqués. Il se termine par ma conclusion sur l’évolution, la race et le comportement, et rappelle l’histoire de l’édition abrégée.
Vous vous demandez peut-être :

« Pourquoi les informations que ce livre donne sur la race sont-elles si différentes de ce que j’ai lu dans les magazines ou les livres universitaires, ou vu à la télé ? »
La réponse, c’est qu’il y a environ 70 ans les sciences sociales ont pris un mauvais virage. Elles ont abandonné le darwinisme et refusé de prendre en compte les fondements biologiques du comportement humain — l’évolution et la génétique. De plus, elles se sont divisées en domaines universitaires distincts et l’arbre a caché la forêt. Les preuves que j’apporte sont tirées des meilleurs journaux scientifiques, pas de sources plus ou moins obscures. J’ai commencé à étudier les races et à publier des articles scientifiques sur ce sujet au début des années 1980. Depuis cette époque, on m’a posé beaucoup de questions sur mes travaux. Certaines de ces questions vous sont sans doute venues à l’esprit. Ce dernier chapitre présente une liste des questions qui m’ont été posées le plus souvent, avec mes réponses. J’ai regroupé ces questions par grands domaines. Chacun de ces domaines renvoie au(x) chapitre(s) de la présente édition abrégée où la question est discutée en détail.

La race est-elle une notion utile ? (chapitre 1)

Q : Vous écrivez comme si la race était une notion biologique valide. N’êtes-vous pas simplement en train de répéter les stéréotypes des Européens des 18ème et 19ème siècles ?
R : C’est vrai qu’il y a 200 ans de recherche « européenne » sur la race. Mais des descriptions similaires ont été faites par des auteurs arabes ou turcs plus de 1000 ans auparavant, et on en retrouve même certaines qui remontent aux Grecs anciens. Aujourd’hui, les nouvelles techniques d’analyse génétique de l’ADN tombent d’accord avec les classifications originales établies autrefois par les Européens à partir de leurs observations.

Q : Mais la race va-t-elle vraiment au-delà de la couleur de peau ? La plupart des scientifiques considèrent que la race est une contruction sociale, pas une réalité biologique.
R : Les données biologiques montrent que la race n’est pas une construction sociale. En médecine légale, on sait identifier la race à partir du squelette, ou même du crâne seul. On sait aussi identifier la race à partir du sang, des cheveux, ou du sperme. Nier l’existence des races est antiscientifique et irréaliste. La race va bien au-delà de la couleur de peau.

Q : Vos trois grands groupes raciaux se chevauchent et il n’est pas possible d’affecter chaque personne à une race. Alors, votre schéma de classification raciale à trois voies n’est-il pas un peu artificiel ?
R : Oui, dans une certaine mesure toutes les races s’interpénètrent. C’est vrai de n’importe quel système de classification biologique. Néanmoins, il est possible d’identifier la plupart des gens comme relevant sans ambiguïté d’une race ou d’une autre. Aussi bien dans la vie de tous les jours qu’en biologie de l’évolution, un « Noir » est toute personne dont la majorité des ancêtres sont nés en Afrique subsaharienne. Un « Blanc » est toute personne dont la plupart des ancêtres sont nés en Europe. Et un « Est-asiatique » est une personne dont la majorité des ancêtres sont nés en Asie de l’est. Les études modernes sur l’ADN donnent tout à fait les mêmes résultats.

Q : La théorie Out of Africa n’implique-t-elle pas que, sous la peau, nous sommes tous des Africains ?
R : Oui et non. Selon la théorie, Homo sapiens est apparu en Afrique il y a environ 200 000 ans. Puis, il y a environ 110 000 ans, certains groupes ont migré vers le nord, en direction de l’Europe et de l’Asie. Une autre séparation s’est produite entre les « Blancs ancestraux » et les « Asiatiques ancestraux », il y a quelque 40 000 ans. Il est vrai que tous les humains sont frères (et soeurs). Mais nous savons tous que des frères et soeurs peuvent être très différents les uns des autres.

Q : Tous les Blancs ne sont pas les mêmes. Tous les Noirs non plus, tous les est-asiatiques non plus. N’y a-t-il pas plus de variation à l’intérieur d’une même race qu’entre deux races ?
R : Il y a beaucoup de variation à l’intérieur de chacune des trois races. La gamme complète des variations se retrouve à l’intérieur de chacun des grands groupes raciaux. Mais les moyennes de groupe sont importantes. Chaque groupe racial est distribué selon une courbe en cloche, avec des individus à l’extrémité haute et des individus à l’extrémité basse, la plupart se situant vers le milieu.
Les groupes à moyenne élevée auront beaucoup plus de gens à l’extrémité haute et moins à l’extrémité basse. La différence de 6 points de QI entre les Asiatiques et les Blancs, et celle de 15 points entre les Blancs et les Noirs signifie qu’un pourcentage plus élevé d’Asiatiques et un pourcentage plus faible de Noirs se retrouvent dans les catégories à QI élevé. Ces pourcentages ont des conséquences réelles à l’école et au travail. C’est la même chose pour la criminalité. La plupart des gens de toute race travaillent dur et respectent la loi. Il n’y a pas de « race criminelle ». Cependant, la différence moyenne entre les taux de criminalité signifie qu’un pourcentage beaucoup plus important de Noirs peut tomber dans une vie de crime. Le QI moyen des criminels, égal à 85, est pratiquement le même que celui des Noirs, et il y a donc un lien entre QI et criminalité. Les Noirs représentent seulement 12 % de la population américaine, mais ils commettent chaque année environ la moitié des crimes.

Q : Pourquoi fondez-vous une telle proportion de votre argumentaire sur les différences entre les trois grandes races ? Ne négligez-vous pas les divisions et sous-groupes qui existent à l’intérieur même des trois races ?
R : Bien sûr, il y a des subdivisions à l’intérieur des trois grandes races. Le groupe oriental peut être subdivisé en Asiatiques du nord-est (comme les Chinois, les Japonais ou les Coréens) et Asiatiques du sud-est (comme les Philippins ou les Malais). Les Noirs et les Blancs peuvent eux aussi se subdiviser de la même manière. Mais ma division simplifiée en trois groupes a un objectif. En science, une idée est utile si elle regroupe les faits de telle manière qu’il soit possible d’en tirer des lois et conclusions générales. La classification en trois groupes est scientifiquement justifiée parce qu’elle fait apparaître un schéma cohérent de différences sur de nombreux traits distincts, avec les Asiatiques à une extrémité, les Noirs à l’autre et les Blancs entre les deux.

Les différences entre races existent-elles vraiment ? (chapitres 2 à 5)

Q : N’avez-vous pas retenu seulement les études qui cadrent avec votre schéma racial à trois voies et
laissé de côté toutes celles qui ne cadrent pas ?
R : Si c’était le cas, où sont les études que j’ai laissées de côté ? Je n’ai écarté aucune étude importante. Chaque fois qu’on utilise des moyennes de plusieurs études, le même schéma racial à trois voies apparaît.

Q : Certaines des études auxquelles vous vous référez, en particulier celles sur la race et le volume du cerveau, ne sont-elles pas très anciennes ? N’a-t-on pas démontré qu’elles sont autant d’exemples de biais raciste et non des constats honnêtes de faits scientifiques ?
R : Non. Même les études les plus récentes, mettant en oeuvre les techniques les plus à la pointe (comme l’imagerie par résonance magnétique pour mesurer le volume cérébral), donnent les mêmes résultats que les anciennes. Ces études modernes sur le volume cérébral sont passées en revue au chapitre 4. Elles sont beaucoup plus précises que les anciennes, mais elles donnent presque exactement les mêmes résultats. Seul le « politiquement correct » a entraîné la « disparition » des données anciennes de l’écran radar de la science. S’il existe un biais, il est dû à ceux qui choisissent de dénigrer aussi bien les anciennes études que les travaux récents sur la race et le volume cérébral pour justifier les objectifs sociaux qu’il veulent atteindre.

Q : Dans les faits, n’est-ce pas vous qui créez les différences raciales en faisant des moyennes entre de nombreuses études ? Ne vaudrait-il pas mieux se limiter aux meilleurs études ?
R : L’utilisation d’une moyenne de toutes les données vaut mieux qu’une mesure seule ou une étude isolée. En faisant la moyenne, les erreurs s’effacent et les vraies différences apparaissent. Des centaines d’études publiées dans les meilleurs journaux montrent le schéma à trois voies des différences raciales.

Q : N’est-il pas possible d’obtenir un tableau montrant des différences raciales quant au volume cérébral (ou au Q.I, ou à n’importe quel trait) simplement en se limitant aux études qui vont dans le sens que vous voulez pour votre démonstration ?
R : C’est justement pourquoi il vaut mieux faire la moyenne de toutes les données. On recourt aux moyennes pour de nombreuses compétitions sportives, y compris certaines épreuves olympiques, pour les sondages d’opinion pré-électoraux, ou pour les performances du marché des actions avec des indices comme le Dow Jones ou le CAC 40. C’est la même chose quand on étudie la race, le volume cérébral, le QI et la criminalité.
La relation entre race et crime est-elle valide ? (chapitre 2)

Q : Votre schéma à trois voies sur les différences raciales en matière de criminalité repose sur les chiffres officiels d’arrestations et de condamnations. Mais il semble que, dans les études où les gens interrogés signalent eux-mêmes les faits de délinquance dont ils ont été auteurs, il n’y ait pas de différence de criminalité entre races.
R : Ces enquêtes « d’auto-accusation » révèlent une différence plus faible que les statistiques officielles d’arrestations et de condamnations. Mais elles n’ont de valeur que pour les délits peu violents. On y trouve souvent des questions anodines comme « avez-vous déjà participé à une bagarre ? » ou « seriez-vous perturbé d’avoir des dettes ? » À la différence des constats officiels, ces « auto-accusations » ne donnent souvent aucune précision sur la fréquence des actes de délinquance. Elles ne font pas la distinction entre criminels endurcis et premières infractions.

Q : Mais les statistiques de la police américaine et du FBI sur les arrestations et les condamnations ne reflètent-elles pas l’histoire raciste de l’Amérique ?
R : Les annuaires d’Interpol retrouvent le même schéma à trois voies sur les différences raciales de criminalité. Les pays africains et antillais ont deux fois plus de crimes violents par personne que les pays d’Europe et trois fois plus que les pays asiatiques de la bordure Pacifique comme le Japon et la Chine.

Q : Les Noirs américains ne sont-ils pas en fait les victimes du crime, et non pas la cause ?
R : De nombreux Noirs sont effectivement victimes de crimes. Et il y a beaucoup de criminels blancs et Asiatiques. Néanmoins, les criminels sont des Noirs dans une proportion très supérieure. Les statistiques du département américain de la justice montrent que les attaques de Blancs par des Noirs sont 60 fois plus fréquentes que celles de Noirs par des Blancs. Pour les 20 % de crimes violents qui sont interraciaux, 15 % concernent des agresseurs noirs et des victimes blanches; 2 % concernent des agresseurs blancs et des victimes noires.

Le lien entre race et reproduction est-il vrai ? (chapitre 3)

Q : Les données sur la race et la taille du pénis ne proviennent-elles pas d’histoires rapportées au 19ème siècle de l’Afrique coloniale par des Européens racistes ?
R : Les toutes premières descriptions sont dues aux explorateurs arabes de l’Afrique, et à une étude publiée en 1898 par un chirurgien militaire français. Des données plus récentes proviennent de l’Organisation mondiale de la santé, dont les études montrent le même schéma à trois voies que toutes les autres études.

Q : Ces données sur la race et le sexe ne constituent-elles pas une sorte de pornographie ? La race n’est-elle pas un sujet assez controversé sans qu’on ait à y ajouter le sexe et le sida ?
R : L’une des études de l’Organisation mondiale de la santé que j’évoque dans la réponse précédente s’est intéressée à la taille du pénis pour que l’on fournisse aux populations des préservatifs adaptés afin de ralentir la dissémination du sida. Déterminer quels sont les groupes le plus à risque de maladies sexuellement transmises peut contribuer à en réduire la propagation et à sauver des vies.

Les preuves génétiques sont-elles sûres ? (chapitre 5)

Q : Comment pouvez-vous parler d’une base génétique de l’intelligence, de la criminalité ou de la sexualité ? Personne n’a jamais trouvé de gène responsable d’aucune de ces caractéristiques. La taille et la structure du cerveau sont peut-être sous contrôle génétique, mais on ne sait toujours pas exactement quels gènes sont importants pour le QI ni comment ils fonctionnent.
R : De nouveaux travaux fourniront la réponse. Chaque jour, les journaux ou la télévision annoncent que quelqu’un vient de découvrir un gène de l’alcoolisme, de l’intelligence, de l’impulsivité, de l’agressivité, de la longévié, ou d’autres comportements humains. Lorsque le projet Génome humain aura fini de dresser la carte de tous nos gènes, nous en saurons encore plus sur le fondement génétique des comportements.

Q : N’est-ce pas du déterminisme génétique ?
R : Je n’ai jamais prétendu que les différences entre races soient d’origine génétique à 100 %. Manifestement, des facteurs d’environnement sont importants. La vraie confrontation scientifique oppose les « héréditaristes » et les « égalitaristes ». Les premiers, comme moi, pensent que la meilleure explication des différences entre les races fait intervenir à la fois les gènes et l’environnement. Les égalitaristes affirment que les différences entre races sont à 100 % dues à des raisons culturelles, et certains le croient si fort qu’ils cherchent à empêcher même les discussions ou la recherche sur la génétique des races.

Q : Vous utilisez des études sur jumeaux pour montrer dans quelle mesure interviennent les gènes et l’environnement. N’est-ce pas en fait l’interaction des deux qui importe ?
R : Bien entendu, chaque trait résulte d’une interaction entre hérédité et environnement. Mais si l’interaction est si importante, pourquoi des jumeaux identiques élevés dans des familles différentes deviennent-ils si semblables ? C’est parce que l’hérédité joue un grand rôle dans le développement de l’individu. Plus nous avançons en âge, plus nos gènes dominent par rapport à l’environnement de notre enfance.

Q : Même si l’hérédité est importante au niveau de l’individu, cela nous dit-il quoi que ce soit sur une possible différence entre races ?
R : Les données du chapitre 5 montrent que les gènes contribuent beaucoup aux différences entre races. Les preuves proviennent des études sur l’adoption transraciale. En grandissant, les enfants Asiatiques, métis (Blanc et Noir), et noirs adoptés par des familles blanches de classe moyenne ressemblent de plus en plus à leurs parents biologiques et non aux familles blanches où ils ont été élevés. Les bébés métis (Blanc et Noir), quand ils grandissent, atteignent un QI intermédiaire entre celui des enfants purement noirs et celui des enfants purement blancs. Les enfants orientaux élevés dans un foyer blanc atteignent un QI plus élevé que les enfants blancs, même s’ils ont souffert de malnutrition dans la petite enfance.

Q : Pourtant, la plupart des experts estiment que la cause des différences raciales de QI tient à l’environnement et non à la génétique ?
R : Une enquête publiée en 1987 par Mark Snyderman et Stanley Rothman dans American Psychologist a constaté qu’une majorité (52 %) des scientifiques considéraient que la différence de QI entre Noirs et Blancs était en partie d’origine génétique. Seuls 17 % affirmaient qu’elle était entièrement d’origine culturelle. Plus récemment, un groupe de travail spécialisé de l’American Psychological Association a conclu qu’il existait un schéma à trois voies de différences raciales en ce qui concerne la taille du cerveau et le QI. Probablement pour des raisons de politiquement correct, le groupe n’a pas conclu quant aux causes et a décidé de jouer la sécurité en déclarant que « personne ne sait pourquoi » (voir les éditions 1996 et 1997 de American Psychologist).

La théorie r-K est-elle exacte ? (chapitre 6)

Q : Vous utilisez la théorie r-K de l’histoire de vie pour expliquer les différences entre races. Vous affirmez que les Noirs sont moins K que les Blancs, qui le sont moins que les Orientaux. N’avez-vous pas un peu « torturé » la théorie r-K pour la faire cadrer avec vos propres idées sur les différences raciales ?
R : Pas du tout. La clé de la sélection de la stratégie K est le caractère prévisible de l’environnement. Les zones tropicales comme l’Afrique sont moins prévisibles en raison des parasites et des sécheresses
soudaines. Elles sélectionnent donc une stratégie r plutôt qu’une stratégie K.

Q : La théorie r-K n’est-elle pas valable uniquement pour les différences entre espèces et non pour celles entre les races au sein d’une même espèce ?
R : Elle est valable dans les deux cas. Les humains sont très K par rapport aux autres espèces. Mais certains sont plus K que d’autres. Les hommes hautement sélectionnés pour une stratégie K, par exemple, investissent du temps et de l’énergie dans leurs enfants et non dans la poursuite de plaisirs sexuels. Ce sont des pères plus que des cavaleurs. La théorie r-K a d’abord été utilisée pour expliquer les différences entre espèces. Je l’ai appliquée aux différences raciales parmi les hommes.

Les explications par l’environnement ne suffisent-elles pas ? (chapitre 5)

Q : Les différences d’histoire de vie dont vous parlez ne pourraient-elles pas représenter tout simplement la meilleure réponse à des situations culturelles ? Les Noirs vivent dans des environnements pauvres, et la stratégie r paraît donc sensée : comment investir quand on n’a rien ?
R : Cela pourrait être, mais les faits disent le contraire. Les femmes noires aisées et passées par l’université ont davantage de relations sexuelles, à un plus jeune âge, et elles ont à déplorer une mortalité infantile plus importante que les femmes blanches plus pauvres qui n’ont pas été à l’université. C’est conforme à la théorie r-K des différences raciales, mais pas à une théorie r-K environnementale. Les est-asiatiques dont l’environnement est moins bon que celui des Blancs ont moins de rapports sexuels, commencent plus tard, et ont moins de mortalité infantile. Là encore, cela cadre avec la théorie r-K raciale, pas avec une théorie r-K environnementale.

La science des races est-elle immorale ? (chapitre 1)
Q : Pourquoi n’ai-je pas lu dans les journaux ou vu à la télévision ces informations sur les différences entre races ? L’étude des différences raciales n’est-elle pas immorale ?
R : Dans les années 1950 les mouvements de libération du Tiers Monde et le mouvement des droits civiques aux États-Unis ont convaincu beaucoup de gens, dont des journalistes et des politiciens, que c’était mal de s’intéresser aux différences entre races. L’objectif de l’égalité des droits paraissait exiger que tout le monde soit égal non seulement sur le plan politique mais aussi sur le plan biologique.
Beaucoup de gens voulaient croire que les différences raciales n’étaient pas du tout génétiques, et certains ont voulu fausser les sciences sociales en les séparant des sciences biologiques. Ce livre essaie de rassembler à nouveau l’ensemble des sciences du comportement.

Q : Quel bien peut sortir de vos théories sur les différences entre races, même si elle est vraie ? Des théories sur les différences raciales ne sont-elles pas les raisons du racisme, du génocide, et de l’Holocauste ?
R : Les nazis et d’autres ont utilisé leur supériorité raciale supposée pour justifier la guerre et le génocide. Mais pratiquement toutes les idées — nationalisme, religion, égalitarisme ou même autodéfense — ont servi d’excuses aux guerres, à l’oppression ou au génocide. En revanche, la science est objective. Elle ne peut pas fixer nos objectifs, mais elle peut nous dire s’il sera facile ou difficile de les atteindre. En savoir plus sur les différences entre races pourrait nous aider à donner aux enfants la meilleure éducation possible et à mieux comprendre certains de nos problèmes sociaux chroniques.

Q : Ne vaudrait-il pas mieux ignorer tout simplement la race et traiter chaque personne comme un individu ?
R : Traiter les autres comme nous voudrions être traités est l’une de nos règles éthiques les plus hautes.
Dire la vérité en est une autre. Le fait est que chacun d’entre nous est influencé par ses gènes et par son environnement. Traiter les gens comme des individus ne veut pas dire qu’il faille ignorer les différences raciales ou mentir à ce sujet. Les scientifiques ont le devoir tout particulier d’examiner les faits et de dire la vérité.

Q : Pourquoi le Charles Darwin Research Institute a-t-il publié cette version « an 2000 » de l’édition abrégée ? Qu’est-il arrivé à l’éditeur initial ?
R : L’éditeur Transaction Publishers a imprimé 100 000 exemplaires sous son propre copyright. Il en a envoyé 35 000 à des universitaires du monde entier – membres de l’American Anthropological Association, de l’American Psychological Association, de l’American Sociological Association, et de l’American Society for Criminology. Et puis, les Sociologues progressistes, un groupe radical autoproclamé de l’American Sociological Association, et quelques autres groupes « antiracistes », ont menacé Transaction de l’interdire de stand à ses réunions annuelles, de lui supprimer les espaces publicitaires dans les journaux, et de lui enlever l’accès aux listes de mailing s’il continuait à envoyer l’édition abrégée. Transaction a plié, a cessé de publier cette édition, et a même présenté des excuses.
Il a déclaré que le copyright Transaction n’aurait jamais dû apparaître sur le livre et que « toute cette affaire avait été une erreur ». Ces événements viennent tristement confirmer ce que j’avais écrit dans la première édition abrégée, à savoir que certains groupes influents dans le monde scientifique et dans les médias interdisent toute discussion ouverte sur la race. Ils ont peur de toute discussion ouverte sur la recherche raciale, pourtant publiée dans des journaux scientifiques à comité de lecture. Mais la vérité finit toujours par triompher.

Pour conclure
Les données présentées par cet ouvrage montrent qu’il existe entre les races des différences importantes. Ces différences moyennes portent sur le volume du cerveau, l’intelligence, le comportement sexuel, la fertilité, la personnalité, la maturation, l’espérance de vie, la criminalité et la stabilité familiale. Les Asiatiques se situent à l’une des extrémités de ce shéma à trois voies, les Noirs à l’autre extrémité, et les Blancs se situent en général entre les deux. Seule une théorie prenant en compte à la fois les gènes et l’environnement, selon la théorie de l’évolution de Darwin, peut expliquer pourquoi les races sont aussi constamment différentes à travers le monde et dans le temps. La science et la justice nous imposent de rechercher et de dire la vérité, sûrement pas de raconter des mensonges et de répandre des erreurs. Les travaux de recherche repris dans ce livre sont initialement parus dans des journaux scientifiques à comité de lecture, et pourtant beaucoup de gens dans les médias, dans le gouvernement, et malheureusement au sein même des universités, évitent soigneusement toutes ces preuves. Nous espérons que cette édition abrégée contribuera à mettre les choses au point et à donner à tous un accès aux plus récentes découvertes scientifiques sur la race, l’évolution et le comportement.
Si nous voulons comprendre le comportement humain, il faut que les sciences sociales reviennent au sein des sciences biologiques. Le présent ouvrage constitue un pas en ce sens. Si nous prenons en compte à la fois les gènes et l’environnement, nous parviendrons peut-être à comprendre les problèmes humains. Avec cette connaissance, la société pourra chercher à les résoudre. La première étape, pour nous tous, c’est d’être aussi honnêtes que possible sur la race, l’évolution et le comportement.

Lectures complémentaires
Levin, M. (1997). Why race Matters. New York: Praeger.
Rushton, J. P. (2000). Race, Evolution, and Behavior (3rd ed.). New Brunswick, NJ: Transaction.